Sucre, première semaine

Tout se passe bien à Sucre, surnommée la ville blanche (jetez un oeil aux photos, vous verrez pourquoi). En plus d’être inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, elle se partage le titre de capitale du pays avec La Paz. Sucre est la capitale constitutionnelle et La Paz, la capitale administrative et économique. On vient de terminer notre première semaine de cours et de visites. On ne chôme pas, puisqu’en plus de nos quatre heures de cours le matin, il faut encore en rajouter au min. deux pour les devoirs dans l’après-midi… quand ce n’est pas plus! Ça dépend un peu des professeurs. C’est vraiment chouette d’être en cours privés car on fait une sacrée avance. Il n’y avait pas de place pour nous dans une famille pour ces premiers jours, du coup, on a dormi dans un hôtel près de l’école. C’était comme dans une maison, avec seulement quatre chambres, une grande salle à manger, une belle cuisine… et un jardin pour les répétitions! 

Et vendredi à midi, on a déménagé pour aller dormir dans la même famille que Greg et Marie. C’est très chouette, il y a beaucoup de va-et-vient et ça nous permet de pratiquer l’espagnol et de connaître la culture et les traditions boliviennes. On est actuellement avec deux autres étudiants de l’école, en plus de nous quatre, un canadien et une anglaise. C’est chouette car tout le monde fait l’effort de parler en espagnol.

En plus de nos devoirs, on occupe nos après-midi en faisant quelques visites, en allant au cinema (en espagnol, évidemment!) et en parcourant les rues de la ville. On a mangé plusieurs fois au marché central le midi. Il est possible d’y déguster quelques spécialités locales ou boliviennes dans des petits bistrots tenus par des mamitas qui crient à pleine voix le nom de leur plat chaque fois que quelqu’un arrive. C’est très rigolo!

Le week-end, on a profité de faire un tour au grand marché Campesina, moins touristique que celui du centre, où tout se vend! On a aussi visité le « Castillo de la Glorieta »… très beau à l’extérieur mais pas intéressant pour un sou à l’intérieur. C’est vite vu, il n’y avait rien à y voir. Il semblerait que c’est parce que les gens volaient les meubles… le dimanche, on a participé à une course caritative dans les rues de la ville, pour soutenir une association s’occupant d’enfants avec des déficiences visuelles. 10km, c’est long… surtout à 2800m d’altitude, quand il fait chaud et avec très peu d’entrainement durant les 8 derniers mois… et quand les autres coureurs vous demandent d’où vous venez pendant la course! Mais l’ambiance était super et on a été remerciés plusieurs fois par des locaux pour notre participation. Ensuite, on a encore fait une balade dans le cimetière de la ville. C’est très animé le dimanche, car tout le monde va s’y promener en famille. Comme vous le verrez sur les photos, il y a des constructions assez particulières dans celui-ci.

Des grosses bises à vous tous!

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Parc Toro Toro et Cochabamba

​Arrivée en début de matinée à Cochabamba, après une nuit de bus étonnamment reposante. Bon, faut dire qu’on avait des semis-lits (sièges pas intégralement couchables) de grande classe et bien moelleux. Pour rejoindre le parc Toro Toro, on pensait avoir recours à une agence qui organiserait également toute la visite et l’hébergement. Mais, le chauffeur de taxi dégoté en arrivant nous fait remarquer qu’il y a des transports directs pour le village de Toro Toro. Du coup, on prend un collectivo (mini-bus) qui nous y emmène en 4h par des routes en galets! Sur place, on se trouve un hôtel sympa pour pas grand-chose et on profite de l’après-midi pour aller acheter nos permis de treks et se renseigner sur les excursions guidées (interdiction de se balader seuls dans le parc…). On part ensuite au sommet d’une petite montagne qui surplombe le village. Magnifique point de vue sur ce dernier et la vallée située de l’autre côté. On avait un peu présumé de nos capacités pour la montée qui s’est avérée plus longue que prévu… du coup, la descente s’est faite rapidement pour ne pas être embêté par la nuit tombante. À notre retour, pas d’électricité dans le village. Ça nous a permis de boire une petite bière sur le toit-terrasse de l’hôtel, en contemplant les étoiles qui apparaissaient dans le ciel. Magique! Un p’tit souper à la lumière des bougies dans le bistrot situé à l’angle de la rue pour terminer la soirée.

Le lendemain, on retrouve notre guide Timoteo à 7h30 à l’office des guides. Deux filles nous rejoignent (une anglaise et une sud-africaine) pour notre excursion du matin à la Ciudad de Itas (ce qui correspond plus ou moins à la « ville des puces », en raison des nombreuses bestioles dans les alentours). Un trajet en jeep sur un chemin de terre nous emmène jusqu’au début de la balade de 2h30. On y voit de grandes arches naturelles creusées par l’eau il y a des milliers d’années, lorsque la plaine aux alentours était recouverte par les eaux. Ça donnait une belle ambiance et les paysages étaient très beaux. Retour par le même chemin en 4×4 jusqu’au village. On dîne sur place, à la place du village, où des dames vendent à manger dans de petits chariots ambulants. Pour le programme de l’après-midi, on repart cette fois-ci uniquement les 4, avec notre guide, directement à pied. Il s’en suit une marche de 4h environ jusqu’à un impressionnant canyon de 170m de haut. En route, nous avons vu des traces de dinosaures et des ponts de pierre naturels. On pensait tout à coup se baigner au fond du canyon, mais la température de l’eau aura fait reculer même les plus courageux! Le programme du soir ressemble fort à celui du jour précédent… à ceci près que l’apéro est pris sur le balcon!

La visite du Toro Toro étant terminée, on reprend un bus à 6h00 du matin pour retourner à Cochabamba le lendemain. Long trajet, avec plusieurs arrêts pour déposer et reprendre du monde, déjeuner en route et avec une crevaison… Un peu plus économique que le collectivo de l’aller, par contre, nettement moins rapide. Une fois à Cochabamba, on réserve nos places dans un bus de nuit pour la soirée qui nous emmènera à Sucre. Les bagages sont laissées au terminal du bus et on part à pied se promener dans les rues. Quelques coins sympas, mais on n’est pas plus emballés que cela par l’atmosphère de la ville. En fin d’après-midi, on grignote quelques spécialités locales, comme le api (jus de maïs) et le piqué maquo (sorte de salade chaude, avec des oeufs, de la viande/saucisse et des frites), avant de reprendre le bus de nuit. Il s’en suit une nuit peu reposante sur une route très escarpée, avec beaucoup de virages… comme c’était la pleine lune, on arrivait bien à voir tout cela. On est finalement arrivés Sucre à 4h00 du matin, et c’est seulement vers 6h30 qu’on quitte le terminal des bus (peu recommandable en général de sortir de ceux-ci tôt le matin de nuit).

Pour la suite des événements, il risque d’y avoir un peu moins de choses à vous raconter pendant quelques temps. On va rester pendant trois semaines à Sucre puisqu’on a décidé d’y suivre une école de langue pour y perfectionner notre espagnol. 4h de cours le matin, avec un prof privé, du lundi au vendredi. On occupera nos après-midi dans les alentours et on profitera des week-ends pour aller faire des vadrouilles un peu plus éloignées. 

Du coup, « hasta luego los amigos y la familia! » (= à bientôt les amis et la famille!) 😉

La Paz 

​Notre vol depuis Buenos Aires nous a emmené jusqu’à la ville bolivienne de Santa Cruz de la Sierra, où l’on est arrivés à 00h30. Aucun problème pour le passage de l’immigration et la récupération des bagages. On devra juste faire prolonger notre visa, celui délivré étant de 30j., puisque l’on a décidé de faire une école d’espagnol à Sucre pendant trois semaines. Une petite nuit passée ensuite dans les couloirs et sur les bancs métalliques peu confortables de l’aéroport, avant de reprendre un vol en début de matinée pour rejoindre la ville de La Paz. On atterrit à El Alto, en banlieue, à env. 4000m d’altitude. Le souffle est difficile et on ressent le poids de nos sacs à dos. Un collective (mini-bus), nous emmène pour trois fois rien au centre-ville où l’on trouve un hôtel sympa. Une sieste réparatrice jusqu’en milieu d’après-midi, où l’on se décide à se lever pour un tour dans les ruelles du marché adjacent, où lon profite déjà de goûter quelques spécialités locales : riz au lait, salteñas (sorte de beignets fourrés au poulet, viande, fromage), etc. Une nuit reposante s’en suit!

Cette première journée entière en Bolivie débute par un bon déjeuner dans un petit bistrot avant d’emmener toute notre lessive dans une lavanderia. Suivra un tour en ville, qui nous mènera de la Plaza San Francisco, à un joli point de vue, en passant par la rue appelée le Prado, l’avenue principale de la ville. Rapide montée au joli point de vue, qui nous vaut un essoufflement rapide (même si l’on est descendu en altitude depuis l’aéroport, on est tout de même à près de 3700m). Petite glace en redescendant avant de rejoindre l’hôtel… où l’on attend deux personnes en vadrouille également depuis un moment et avec qui l’on va visiter la Bolivie : Greg et Marie, deux amis du Vallon pour ceux qui ne les connaîtraient pas (du coup, à partir de maintenant, le « on » sera pour quatre. .. en principe!). On en a des choses à se raconter après plus de 8 mois s’en s’être vus! On a fêté ça autour d’une bonne fondue suisse, accompagnée de vin blanc, dans un restaurant tenu par un fribourgeois et qui se targue de proposer la fondue la plus haute du monde!

La journée suivante ressemble fort à celle du jour d’avant. Tour en ville, le long du Prado, point de vue, dîner dans un boui-boui, tour au marché… mais cette fois-ci à quatre et en parlant, au minimum, le 90% du temps! Le soir, on s’offre quelques bières dans un bar bolivien où l’on goûte à l’une des bières du pays, celle de Potosi. Réveil le lendemain matin sous un beau ciel bleu. Il fait assez bon la journée, pour autant qu’il y ait un peu de soleil, mais dès qu’il se couche, ça caille! On commence par un tour à la gare routière afin d’aller se renseigner sur les prix des billets et les heures de départ pour les bus rejoignant notre prochaine destination; c’est parfait, ça tombe pile-poil comme on le souhaitait. Pour la suite de notre programme, l’idée était de rejoindre en téléphérique la ville de El Alto, où se tient un immense marché aux puces. La file d’attente sans fin nous fera finalement choisir un taxi à la place. Tour au marché, effectivement gigantesque, où les stands sont classés dans les rues par type de marchandise (vêtements, jouets, pièces automobiles, articles de cuisine,… on trouve de tout), avec quelques arrêts pour dîner. Il faut savoir satisfaire les préférences gustatives de tout le monde, y compris des non-mangeurs de viande! Pour la fin de l’après-mid, on se rend à un spectacle typiquement bolivien, la Lucha de cholitas. Il s’agit de combats de catch, où s’activent, en plus des sportifs traditionnels, des cholitas = des femmes en costume traditionnel (grande jupe recouvrant de nombreux jupons, chemise, gilet, châle, deux longues nattes regroupée par des pompons et un chapeau melon!). C’était très sympa et bon enfant, et parfois même assez impressionnant. Retour à la Paz cette fois-ci avec le téléphérique et souper en ville. Pas d’excès, car demain, on se lève tôt!

6h30, l’heure de déjeuner à la cuisine de l’hôtel, située sur le toit de celui-ci. Ensuite, tour dans les ruelles alentours, afin d’acheter le pique-nique du midi. Puis, on grimpe dans un collectivo afin de rejoindre le point de départ de notre marche. Au final, ça s’avère dans la pratique plus difficile que sur le papier. Un premier changement de mini-bus dans la ville même de La Paz, afin de traverser la banlieue de El Alto. C’est ici que ça se corse, car de nombreuses rues de la banlieue sont bloquées… à ce moment-là, on ne sait pas pourquoi… cela contraint notre chauffeur à faire de nombreux détours, à l’extérieur des habitations. Il finit par se perdre et par demander son chemin. Au final, un trajet long et cahoteux… on arrive au village de départ à 12h00! Finalement, on prend encore un taxi depuis là pour rejoindre la Laguna Milluni, située au pied de sommets de plus de 6000m. Le temps perdu le matin nous fera changer de programme et au lieu de rejoindre de petits lacs situés plus loin, on se contentera du tour du premier grand lac. Balade de 2h30 environ, parfois sous quelques averses de grêle, qui nous permettra quand même d’apprécier le paysage environnant et de voir de nombreux lamas… ainsi que des flamands roses! Le retour se passe plus ou moins la même chose qu’à l’aller… toujours des problèmes dans El Alto (on apprendra à notre retour à l’hôtel, qu’il y avait des manifestations car le gouvernement a refusé de bitumer certaines routes, dont la principale). Le collectivo hélé en bord de route, et qui devait nous emmener jusqu’à La Paz, nous demande de sortir à peine arrivés au centre de El Alto. Du coup, on reprend le téléphérique pour la descente. Cette fois-ci, on n’est pas mécontents d’être de retour en ville!!! Avant de souper, on va encore réserver notre excursion en vélo sur la « Route de la mort » et acheter les billets pour le match de foot entre la Bolivie et l’Équateur, qualificatif pour la Coupe du monde. Voilà qui constituera notre programme des prochains jours.

Une deuxième journée de balade dans les environs, cette fois-ci à la Valle de la Luna, avec un départ matinal, car il faudra être de retour pour le match qui a lieu à 16h00 heure locale (et pas 20h00 comme on l’avait cru au départ…). Elodie, malade, décide finalement de ne pas se joindre au groupe pour la marche. Après l’achat du pique-nique, Olivier accompagné de Greg et Marie, prend un collectivo pour la Valle de la Luna. Petite balade sur place, à travers les chemins aménagés dans un décor de pics de roche. Tout le monde se retrouve à l’hôtel en début d’après-midi et part en direction du stade (matinée de repos bénéfique pour Elodie, ça va mieux!). Beaucoup de monde dans le stade et surtout une belle ambiance. On a été bien occupé, autant à regarder les joueurs que l’animation dans les tribunes, où se succèdent les vendeurs ambulants. Malgré les cris des supporters boliviens entamés à pleine voix (Bobobo-lilili-viaviavia Viva Bolivia!) et les nôtres, le match s’est soldé sur une égalité, 2-2. Un p’tit souper sur le chemin du retour clos la journée!

Pour ce dernier jour à La Paz, on a prévu une activité physique : la descente en VTT de la Route de la mort. Après avoir quitté les chambres et laissé nos sacs à la réception (on reprend déjà nos habitudes), on retrouve notre guide et le chauffeur qui nous emmène au départ de la descente. On ne sera pas seuls puisque deux belges et un allemand nous accompagnent, ainsi qu’un autre mini-bus. Après avoir pris possession de notre équipement complet (vélo, casque, protections, gants, survêtement), la première partie de descente démarre sur une route asphaltée en très bon état, avec encore de la circulation. Tout se passe bien, les garçons se tirent la bourre… pendant que les filles profitent du paysage à l’arrière du peloton. On rembarque tout le monde et le matériel pour une courte montée avant d’entamer les choses sérieuse. Deuxième partie de la descente, cette fois-ci sur une route en chaille, bordée d’un côté par la falaise et de l’autre par le précipice. Impressionnant à certains endroits, mais tout s’est bien passé et le groupe est arrivé entier en bas… on déplorera seulement une chaîne cassée, plusieurs déraillages et un changement de vélo du côté suisse : beau palmarès! Au final, on aura roulé pendant env. 3h (sans compter les pauses) de descente. N’allez pas croire que ce n’était pas physique pour autant… nos mains et nos fesses ont encore des séquelles. Un buffet chaud avec salades, une trempette dans la piscine pour les mecs et une douche chaude pour tout le monde conclus le périple… avant la route de retour qui durera 3h. On reçoit chacun notre t-shirt de survivant avant de retourner rapidos à l’hôtel rechercher nos bagages et filer à la gare routière prendre le bus de nuit pour Cochabamba. À très bientôt pour la suite de nos aventures boliviennes! 

Buenos Aires

​Départ de notre vol depuis Auckland à 20h30 le 6 octobre direction Buenos Aires en Argentine. Après un vol de 11h environ, on y arrive à 15h30… le 6 octobre! On vient de vivre la journée la plus longue de notre vie, puisqu’avec les décalages horaire, elle aura duré près de 40h.

Une fois sur place, on récupère nos bagages et on prend un bus local pour le centre-ville. On s’est même fait offrir le trajet par un jeune, car il faut normalement une carte préchargée pour pouvoir payer… qu’on n’avait pas, évidemment! 30km parcourus en 2h30, nous mènent à 5min de marche de notre hôtel. On dinera finalement dans le bistrot juste en face, la fatigue nous faisant renoncer à nous rendre plus loin. On a eu de la chance, parce que c’était extra et dans une ambiance très sympa! 

Après une nuit peu reposante sur un lit minuscule, grinçant, à ressorts et creux au milieu… on laisse nos bagages à l’hôtel pour partir en excursion à la journée. Sans plan et avec seulement une brève recherche le soir d’avant sur internet pour repérer les lieux à voir. Déjeuner au coin de la rue (on a quand même changé de crèmerie) et départ pour une journée de marche bien chargée. 

On a commencé par un tour près du Puerto Madero, l’ancien port marchand. Les bâtiments y ont été ré-habilités et de nouveaux construits, mais les anciennes grues de déchargement ont été conservées. Sur place, on trouve un guichet d’informations où l’on pique un plan et se renseigne sur l’accès au quartier de la Bocca. On a lu le soir d’avant qu’il pouvait y avoir quelques risques de se faire détrousser… en suivant les grosses artères et en n’y étant plus à 16h00, cela ne devrait pas être un problème nous dit-on… du coup, on y est allés directement à pied… et au final sans encombres! Même si le long du trajet on a remarqué un changement d’ambiance au fur et à mesure que l’on avançait. On a vu de jolies rues colorées, dont la très connue Caminito… et ensuite on est revenus par le même chemin. Suivra une bonne trotte en ville en passant par le quartier populaire de San Telmo (où l’on a dormi), qui nous a menée vers : la Plaza Mayo, la Casa Rosada, el Congresso et la Floralis Generica. Le tout suivi d’un retour en marchant rapidement, puis en courant même jusqu’à l’hôtel pour chopper nos sacs et le mini-bus pour l’aéroport. C’était un poil juste! 

Sentiment mitigé pour notre part quant à cette ville… on y a apprécié l’architecture des très beaux bâtiments mais pas tellement l’ambiance où l’on ne se sentait pas à notre place et où on nous l’a fait comprendre. C’est la première fois depuis le début de notre périple que l’on s’est fait inspecter pareillement des pieds à la tête et que l’on s’est fait menacé (par un enfant caïd!) car on ne voulait pas lui donner de l’eau. Bref, on a vu, mais cela ne nous donne pas l’envie d’y retourner…

Et maintenant, place à notre première vraie visite de pays sud-américain, puisque le vol nous emmène en Bolivie. A très bientôt! 

Cours de cuisine au Japon

Ça fait déjà un bout de temps… mais on vous avait promis de vous montrer quelques photos de notre cours de cuisine japonaise. On y avait préparé des « okonomiyaki ». Il sagit d’un plat typiquement japonais, composé d’une pâte, qui enrobe un certain nombre d’ingrédients très variable decoupés en petits morceaux, le tout étant cuit sur une grande plaque chauffante (définition selon Wiki… on n’invente rien!). Pour notre part, il y avait beaucoup de chou dans la préparation, un oeuf, des assaisonnements divers, des lardons grillés, etc… et c’était délicieux! Place aux photos…

Nouvelle-Zélande, nord de l’île du Nord 

​Après notre traversée en ferry et le sud de l’île du Nord… ben il nous restait à parcourir le Nord, qu’on a visité de l’est à l’ouest, en passant par différents caps et en longeant la mer par endroit, avec quelques arrêts dans des villes. On vous laisse découvrir le résumé de nos étapes :

Taupo : une bien belle région et une ville sympathique, à taille humaine au bord d’un petit lac (qui nous a fait penser à Quennstown – qu’on a vraiment adoré – les montagnes en moins). On a fait une balade de 20km environ, qui passait par les Huka Falls (plus des rapides que des chutes, peut-être à cause des précipitations des derniers jours), puis un barrage. Sans rien prévoir, on est arrivés 5min avant l’ouverture des vannes de celui-ci. Impressionnant! Petite baignade dans une source d’eau chaude au retour.

Napier : en grande partie détruite par un tremblement de terre dans les années 30, la ville a été entièrement reconstruite les années qui ont suivis, d’où un important nombre de bâtiments au style « art-déco » de l’époque. Passage ensuite par la baie où le capitaine Cook a jeté l’ancre en découvrant le pays, avec sa jetée de 600m de long.

East Cape : pour les rêveurs, il s’agit du premier endroit au monde où l’on peut voir le lever de soleil du jour (le point le plus à l’est de la Nouvelle-Zélande)… pour les terre-à-terre, pas exactement, puisqu’il y a d’autres îles situées plus à l’est… Tout ça pour dire qu’on n’y est même pas allés le matin, mais en fin de journée, et qu’il y pleuvait des cordes. Accès au phare par une montée de 800 marches, qu’il a fallu redescendre sans glisser.

Rotorua : la ville est littéralement située au-dessus d’un site d’activités géothermiques. Il y a des mares de boues bouillonnantes, des fumeroles, des bassins d’eau chaude et cette odeur caractéristique d’oeuf pourri (le souffre) partout en ville. Dans les alentours, on a notamment visité le site de Wai O Tapu, qui comporte une énorme piscine naturelle d’eau chaude dans laquelle remontent des bulles (= Champagn Pool) et d’autres curiosités… qu’on vous laisse découvrir sur les photos. On a aussi profité de faire trempette dans une source chaude naturelle, la Kerosene Creek, et visité le village maori de Ohinemutu.

Tauranga : un arrêt rapide, le temps d’une petite balade autour du Mt Maunganui et de profiter du soleil revenu pour quelques heures. Une glace sur la plage, où les premiers vacanciers néo-zélandais profitent du chaud dans cette station touristique… oui, parce qu’ici, c’est le début du printemps à cette période!

Péninsule de Coromandel : c’était hyper-touristique, ça oui, mais on a quand même creusé notre trou sur la plage de Hot Water pour y tremper les pieds. Il y a des sources chaudes juste sous le sable et en creusant un peu, elle ressort, ce qui permet de se faire son propre jacuzzi si on le souhaite (on n’a pas vu les choses en grand cette fois-ci)… bon, vu la température, nos pieds en sont ressortis bien rougis. Super chaud! Un tour également à Cathedral Cove, une arche naturelle creusée dans la roche par l’océan, bordee par une plage de sable clair.

Auckland : il s’agit de la ville la plus peuplée du pays. Un quart des habitants y vit, ce qui fait (si notre mémoire est bonne), un peu plus de 1 million de personnes. En fait, la majeure partie réside dans les banlieues alentours et le centre en lui-même n’est pas très grand. Point de vue depuis le Mt Eden (un ancien volcan – la ville en est entourée de 14, aujourd’hui plus en activité), rapide balade au centre, notamment pour aller voir la tour… et voilà, on n’a pas été plus séduits que ça…

Bay of Islands (Waitangi) : une route panoramique de bord de mer qu’on avait lu… finalement pas tant que ça, même si on a quand même eu droit à quelques jolis coups d’oeil. On s’est arrêtés un moment dans le village de Paihia où se tenait un festival « Wine&Food » plein de promesses… malheureusement complet, mais de toute façon hors de notre budget. On est également passés rapidement par le village de Waitangi, où a été signé le traité du même nom, entre les maoris et les colons anglais… et qui (pour la parenthèse), n’a jamais vraiment été respecté / appliqué puisque les versions diffèrent selon la langue. C’est un peu la prairie du Gruettli à la sauce néo-zélandaise !

Cape Reinga : une remontée jusqu’à l’extrême nord du pays au Cape Reinga et son joli phare photogénique. Pour la petite histoire, c’est l’endroit où se rencontrent la mer de Tasman et l’océan Pacifique ce qui créé des courants aux mouvements assez étranges au milieu de l’eau. C’est également l’endroit du pays où, selon les croyances maories, les esprits des morts rejoignent le monde d’en bas. 

Te Paki Dunes : on a profité des dunes de sable imposantes de Te Paki pour retourner en enfance… entre les descentes en courant dans le sable ou avec un cornet plastique en guise de luge, on a perdu quelques-unes de nos années en route! Puis, passage par la loooooongue plage de Ninety miles qui, hé oui, porte bien son nom!

Kauri Forest : avant de s’attaquer aux géants, on a profité une dernière fois des sources chaudes néo-zelandaises à Ngawha. Une douzaine de bassins chauds, dont la température varie de 23° à 44°, situés dans le jardin aménagé de bric et de broc d’une famille maorie. Vraiment très chouette comme endroit… et pour 3.- par personne! Un peu de route nous a ensuite menés près d’arbres gigantesques, les Kauris. Le plus grand recensé mesure plus de 51m de haut, pour une circonférence de 14m… et aurait plus de 2000 ans, ce qui en fait le plus vieil arbre du monde. Belle balade autour de ces arbres millénaires… où l’on a dû nettoyer nos chaussures avant d’entrer sur les sites et en ressortant de ceux-ci! Parfait pour pouvoir les remettre propres dans le sac à dos…

Et oui, parce que notre séjour en Nouvelle-Zélande s’achève déjà et que l’on s’en va rejoindre très bientôt l’Amérique du Sud. Premier arrêt en Bolivie, après une longue escale de 36h à Buenos Aires où l’on va profiter d’aller se balader en ville pendant la journée. 

On a vraiment beaucoup apprécié ce pays, qui nous a fait penser à plusieurs pays que l’on connaît pour y être déjà allé (Suisse évidemment, mais aussi Islande et Norvège). A part quelques visites de villes à taille humaine qui nous ont beaucoup plu, particulièrement Queenstown… (c’est promis, on ne le répétera plus!), ce que l’on a aimé c’est de voir des paysages magnifiques et profiter de moments de relaxation dans des endroits authentiques et 100% naturels. 

Par contre, et il faut bien qu’il y ait du moins bien.. la météo n’a pas toujours été au beau fixe, notamment sur l’île du Nord, où il a plu tous les jours. Pas de façon continue, du coup on a quand même pu faire tout ce qu’on voulait, mais dans un décor un peu moins sympathique et bien souvent très nuageux. 

De beaux paysages, oui, mais qui parfois nous ont laissés songeurs en pensant à l’importante déforestation qui a été réalisée ici. Bien sûr, il en faut de la place et des prairies pour nourrir tous ces animaux, mais c’est vrai que cela donne à réfléchir quand on sait que tout le territoire était avant recouvert de forêts. De plus, les arbres qui sont partout replantés le sont pour l’exploitation du bois et ne sont pas des essences locales… tout comme bon nombre des animaux présents (mais cela est aussi le cas en Australie… on ne l’avait pas mentionné).

Malgré ces quelques réflexions écologiques / ethniques, on a vraiment adoré notre mois chez les kiwis. Des gens sympathiques et qui ont toujours un petit mot pour nous… même s’il faut avouer que notre anglais de cuisine n’est pas forcément du meilleur effet et que l’on devait souvent demander à ce qu’ils répètent! 

Place maintenant à l’Amérique du Sud, qui va nous réserver, on en est certains, encore pleins de belles surprises… et de chouettes rencontres ! À très vite…

(si on vous concocte des petits résumés « pays » un peu bisounours… c’est la faute de la plume qui a parfois tendance à s’emballer et à s’émerveiller de beaucoup de choses! L’oeil, de son côté, reste plus terre à terre… et réalise un nombre impressionnant de photos pendant ce temps!)

Taupo, Napier, East Cape


Rotorua


Péninsule de Coromandel, Auckland 


Baby of Islands, Cape Reinga


Te Paki Dunes, Kauri Forest