Viñales et Cienfuegos

Arrivée en début d’après-midi dans la casa réservée depuis La Havane. On pensait dormir chez une famille, mais en fait c’est cette fois-ci une annexe à la maison principale. Par contre, il faut reconnaître que les chambres sont de très bonne qualité, avec une salle de bains privée. On savait déjà ce que l’on avait envie de voir par ici, mais on a quand même senti une « légère » pression de la propriétaire pour réaliser nos excursions. On peut soit en faire avec des agences (détenuespar l’Etat), soit passer directement par les particuliers. Cette deuxième solution est généralement un peu moins chère, avec moins de monde (qu’on rencontre quand même sur les sites…), mais un peu controversée car il peut s’agir d’un guide/chauffeur/etc. non-officialisé par l’état. On s’embarque quand même pour réserver une visite l’après-midi et un transport pour le lendemain.

Pas besoin d’attendre beaucoup pour que notre guide arrive, chapeau de paille, sac à mains, petites espadrilles. On s’en va tous les trois à pied pour un tour dans les environs pour visiter (partiellement) la vallée de Viñales, reconnue pour ses paysages, ses plantations de tabac et ses arbres fruitiers. On débute par la visite d’un atelier artisanal de fabrication de puros (= l’appellation locale des cigares). Processus de séchage, de parfumage, puis de roulage du cigare, avant la dégustation à proprement parler. On reculera à la dernière épreuve (l’achat) à cause du prix que l’on trouvait excessif… ça n’a pas plu! On continue à pied à travers les mogotes, ces massifs karstiques, typiques de la région. Peu d’industrialisation par ici, tout se fait encore à la main et on croisera pas mal de monde avec des charrettes tirées par des boeufs, dans les champs notamment. Deuxième arrêt, cette fois-ci dans une plantation de café, rapides explications, puis vient à nouveau l’heure de réaliser un achat. Vu qu’on n’a pas pu goûter le café, on se rabat sur une bouteille de rhum artisanal lui aussi, que l’on pourra déguster au prealable… Encore un peu de marche jusqu’à un petit mirador avec une jolie vue sur la vallée, avant de faire l’impasse sur la visite d’une grotte où l’on devait prendre un autre guide, avec son propre tarif. On retourne finalement au village, nos poches allégées, mais avec le sentiment un peu amer d’avoir été des vaches à lait pendant ces quelques heures. Souper dans une pizzeria locale… ça nous faisait tellement envie qu’on a fini par craquer : pizza d’un côté, pâtes de l’autre, d’autant que la cuisine locale n’est pas très variée : vive le combo’ poulet/riz/patates que l’on retrouve!

Déjeuner en terrasse et il fait frais… c’est bête parce aujourd’hui c’est journée à la plage au Cayo Jutías! Bon, espérons que ça s’améliore d’ici à ce qu’on y arrive. Le taxi partagé vient nous chercher devant la porte… On devrait plutôt l’appeler « taxo », mélange de taxi et tacot, puisque la bête affiche une année de naissance de 1942, les sièges qui vont avec et les trous de rouille dans la carrosserie aussi. Mais à 8 plus le chauffeur, on a de la place! 1h30 de route avec tellement de nids de poules qu’on aurait pu y faire un élevage. Vent, nuages et un peu frais à l’arrivée… du coup, on s’offre un petit sandwich pour patienter. Un coin abrité du vent et le soleil finit par pointer son nez. Malgré tout ça, pas de baignade prolongée car l’eau était bien fraîche, mais on a pu parfaire notre bronzage pour le retour! Retour identique que l’aller… et puisqu’on avait envie d’inverser nos plats, retour au même bistrot que le jour d’avant. Le lendemain, départ en taxi partagé pour nous rendre jusqu’à Cienfuegos. 

Sentiment un peu mitigé sur cette destination qu’on se réjouissait de découvrir! Les paysages sont magnifiques et les campagnes alentours aussi. On a beaucoup aimé le village en lui-même et ses maisonnettes colorées entourées de végétation. On regrette par contre de ne pas être allés nous balader par nous-mêmes plutôt qu’avec une « guide » qui n’a pas apporté grand-chose à l’expérience… par contre, il est difficile (voire impossible) dans ce cas d’accéder aux ateliers artisanaux, mais c’est peut-être un peu plus authentique?!
​Au départ de Viñales, trajet en taxi partagé avec un couple allemand. Changement de véhicule et de chauffeur à La Havane, qui nous emmène jusqu’à notre destination finale : Cienfuegos. À partir de maintenant, on prévoit des trajets en bus, donc à notre arrivée, on demande qu’il nous dépose directement au terminal pour que l’on achète nos billets. En haute saison touristique, pas beaucoup de bus, pleins de touristes et de locaux… c’est un peu le chaos par ici, mais on arrive finalement à reserver nos places. Autre subtilité, on doit réserver les places en avance, mais retourner au guichet le jour du départ pour confirmer la réservation. Voilà pour la p’tite histoire! 

Départ pour le centre à pied car il est situé à quelques centaines de mètres. On n’a rien réservé ici et, du coup, on sonne à une maison avec un signe « casa particular ». C’est bon pour cette nuit! Honnêtement, il y en a tellement partout des casas, que même s’ils n’arrivent pas à loger les gens sur place, ils trouvent toujours une place chez les enfants, des amis ou des cousins. Au moment de partir se balader, mauvaise surprise, on se rend compte qu’il nous manque une grande partie de l’argent retiré au bancomat de Viñales, et qu’on n’a pas touché depuis. Soigneusement rangé dans une pochette, comme toujours depuis le début du voyage, il faut se rendre à l’évidence, il a disparu… et selon toute vraisemblance lors du nettoyage de la chambre à Viñales. On se redonnera des nouvelles les jours suivants avec les propriétaires à ce sujet… le cœur un peu lourd de s’être fait déplumé de la sorte, on part quand même se promener dans le centre-ville, très joli avec ses anciens bâtiments coloniaux (il y en a partout) notamment sur la place principale, où on déguste en route un batido de platano (une sorte de frappé à la banane, pas bouratif du tout!). Ce sera souper dans la casa pour la soirée… mais pas comme on l’imaginait (nous attablant à la table familiale pour discuter avec tout le monde) puisqu’on sera en tête-à-tête au salon!

Pour cette matinée, on repart se balader au centre-ville, en zieutant à nouveau les édifices. En empruntant le Prado, l’avenue principale de la ville, on se rend à pied par le bord de mer jusqu’à la Punta, une avancée dans la mer dans la baie de Cienfuegos. On verra en route le Palacio Azul, puis tout au bout un joli parc où l’on flâne un moment, en regardant des colibris, tout chou! Un pique-nique dans une gargote, puis on reprend nos sacs direction le terminal des bus. 1h30 plus tard, nous voilà à Trinidad, considérée comme la plus belle ville de Cuba! Hâte de vous faire découvrir tout ça…

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La Havane 

C’est en mini-jupes et bas résille que l’on est accueilli au contrôle de sécurité de l’aéroport de La Havane. Le début accrocheur est voulu, on essaye de s’attirer un peu plus de public! ;o) Trêve de blabla, c’était quand même bien surprenant… une fois nos sacs sur le dos, le retrait de quelques billets, nous voilà partis pour le centre après d’âpres négociations. À nos amis voyageurs : on vous dira que le prix « officiel » est de 30… en discutant un peu, il est plutôt de 25. À Cuba, il y a les hôtels, gérés principalement par l’Etat, et les casas particulares qui étaient autrefois des chambres chez l’habitant. Depuis que les restrictions sont moins importantes pour ces dernières (2011), cela s’est largement démocratisé et il y en a partout. Vu qu’on ne savait pas à quoi s’attendre en arrivant, on avait réservé quelque chose en avance. C’était plein où on a envoyé le mail, mais ils nous ont dégoté quelque chose tout près (autre fait important, internet n’est pas du tout développé ici, et rares sont les personnes pouvant en disposer… et encore moins de façon permanente). Comme on est arrivés de nuit, quelqu’un nous a accompagné à l’autre casa : chambre double avec salle de bains privée, c’est parfait!

Première journée en terres cubaines, que l’on met à profit pour une visite du centre et du quartier de la vieille Havane. On ne s’imaginait pas en mettant les pieds ici à quel point ça serait touristique… On se demanderait presque où sont les locaux! Blague mise à part, y’a vraiment un nombre incroyable de touristes, et on n’en avait plus l’habitude. Balade en se perdant dans les ruelles à l’ombre d’immeubles coloniaux colorés, tantôt magnifiquement entretenus dans le centre, tantôt délabrés à quelques rues de là. On a marché vers les Plazas de Armas et Vieja, autour du Parque Central (d’où partent les voitures américaines pour emmener les touristes en visite de la ville), près du Capitolio, du Gran Teatro, de la Cathédrale et jusqu’à l’église San Francisco de Asis… en empruntant plusieurs fois la rue piétonne Obispo qui coupe le centre-ville en deux. Première vision assez saisissante de l’univers cubain : pas de publicités, sauf des slogans révolutionnaires « ciblés », de vieilles voitures américaines à tous les coins de rues et de la musique partout et tout le temps! On soupe dans un restaurant recommandé par notre logeur… qu’on ne recommande pas à notre tour, nos papilles gustatives « sel » ayant cessé de fonctionner après ce repas.

On met à profit cette deuxième journée pour continuer de visiter la capitale, après un déjeuner buffet à nouveau gargantuesque! Un tour au musée de la révolution qu’on avait hâte de visiter (énorme file le jour d’avant) et dont on ressortira assez déçus… Très peu d’explications, cher, beaucoup d’objets-« reliques » ayant appartenu à untel ou untel, un étage entier consacré à la vente de bibelots / souvenirs. Peut-être intéressant pour quelqu’un connaissant déjà bien la révolution cubaine, pour notre part c’était plus complet dans le guide de voyage. On part ensuite à pied sur le Malecón, l’avenue située en bord de mer, les parapluies sont de sortie. Remontée dans le quartier plus récent du Vedado jusqu’à la statue de John Lennon (une idole de Fidel Castro), escorté par un gardien privé qui vient lui déposer ses lunettes à chaque touriste – il se les est déjà fait voler quelques fois… et un p’tit rafraîchissement dans un boui-boui pour la route. 

Petite parenthèse économique (il en fallait bien une durant notre voyage!), on utilise ici deux monnaies, le peso cubain ou CUP (utilisé par les cubains, pour tous les petits achats) et le peso convertible ou CUC (l’argent utilisé par les touriste et les gens du tourisme). 25 CUP = 1 CUC = 1 CHF. On paye dans certains endroits touristiques des boissons 2 CUC et dans des quartiers plus populaires 2 CUP… oui, 25 fois plus (ou moins suivant comment on compare). À se demander comment le pays parvient à tourner avec une économie à deux vitesses. Mais rappelons tout de même qu’il est ouvert au tourisme « de masse » seulement depuis 2011… Et donc, qu’il n’y a pas encore beaucoup de recul par rapport à cela. Fin de la parenthèse pour le moment! Visite du cimetière de Colón, paraît-il aussi connu que celui du Père Lachaise à Paris, puis passage par la Place de la Révolution qui peut accueillir jusqu’à un million de personnes. Un cocktail sur une petite terrasse au son de la musique cubaine pour terminer en beauté!

Vu qu’on repart de la Havane à la fin de notre séjour, on profite de réserver une nuit pour le jour où l’on revient et de laisser une partie de notre matériel en dépôt. On espère ne pas avoir besoin de la tente, de notre gros sac de couchage… et encore moins des doudounes! En fin de matinée, départ en taxi compartido pour Viñales, qu’on partage avec un sympathique couple parisien en vacances. Dérogation à nos principes du bus… mais le terminal étant situé loin du centre, si on comptait les allers-retours en taxi pour l’achat des billets et s’y rendre le jour J,  finalement c’était meilleur marché de faire le trajet directement en taxi collectif. 

Mexico

Autant le dire tout de suite : ON A ADORÉ!!! Mexico, c’est la capitale du pays du même nom pour commencer, mais aussi une ville de près de 23 millions d’habitants! Autant dire qu’on ne savait pas trop à quoi s’attendre… on s’est arrêté à Mexico par curiosité, car tous les mexicains rencontrés pendant notre voyage étaient des gens très chouettes, qui n’ont pas manqué de nous vanter la beauté de leur pays. Et on n’a pas été déçus, loin de là!

Depuis Santiago au Chili, on a donc pris un vol pendant la nuit. Évidemment, comme il n’était pas bien cher, on a cumulé les escales : une première à Montevideo (Uruguay) et la deuxième à Lima (Pérou). On est finalement arrivés le jour d’après en milieu d’après-midi. Depuis l’aéroport, métro jusqu’au centre-ville où se trouve notre hôtel. Unique point noir de notre séjour : il y avait beaucoup de monde dans le métro, car c’était l’heure de pointe. On a du changer plusieurs fois de lignes et lors d’une bousculade pour rentrer dans un wagon, une main s’est retrouvée « par erreur » dans la poche d’Olivier. Heureusement, on avait eu la bonne idée de tout ranger dans les sacs avant. Mais du coup, Elodie n’a pas réussi à se faufiler à temps et à dû prendre le métro suivant… on s’était mis au clair sur le dernier arrêt au préalable! L’hôtel est situé en plein centre-ville, à équidistance des deux grandes places, le Zocalo et l’Alameda, et à un cuadra (= un pâté de maisons) de la zone piétonne. Après dépôt de nos sacs, on ressort pour une balade et goûter pour la première fois à la VRAIE cuisine mexicaine. Un délice!

Les jours suivants se ressemblent dans le rythme, mais pas forcément dans les activités! Pour notre première journée sur place, on a d’abord profité d’une nuit reposante (puisque celle dans les avions/aéroports n’était pas top) et d’un déjeuner dans la chambre. En fin de matinée, rendez-vous devant la cathédrale sur la Place Zocalo pour partir en visite guidée à travers les rues du centre historique. C’est très chouette en Amérique du sud, car il y a dans de nombreuses villes des tours guidés « gratuits », en fait on paye au pourboire. On les conseille vivement, peu importe le lieu! En tout cas pour nous, ça a toujours été super intéressant. Départ donc pour le centre historique… On y apprend que la ville aztèque initiale avait été construite sur un lac. Les colons espagnols, à leur arrivée, l’ont détruite et ont utilisés les pierres de celle-ci pour construire les bâtiments encore visibles à ce jour. Corollaire de tout cela : la ville s’enfonce annuellement de 3 cm! Et certains monuments n’ont rien à envier à la tour de Pise (ou au village de Travers!). On est passés près du Templo Mayor (uniques restes de l’ancienne cité) et son serpent à plumes, du quartier chinois, des arcades des écrivains, des Palacios Bellas Artes / Correo, de la Casa de l’os Azulejos avec ses innombrables faïences et devant le bâtiment duquel James Bond saute dans le film « Spectre ». Encore une anecdote pour ceux qui aurait vu le film… le début de celui-ci se déroule en pleine fête des morts avec un défilé gigantesque! Rien de tel à Mexico avant la sortie du film… mais les gens/touristes ont tellement apprécié cette mise en scène, que le gouvernement met désormais les petits plats dans les grands pour ressembler au plus près au film. Ou quand un James Bond parvient à changer les traditions. On soupe le soir dans un restaurant génial (et super bon!) qui va devenir notre stamm pour les prochaines soirées.

Le jour d’après, ça commence la même chose! On décide d’aller revoir un des lieux découverts le jour d’avant lors de la visite, la pâtisserie Ideal (non, il n’y a pas de fautes d’orthographe, c’est bien son nom!). Mal nous en a pris… hormis le fait qu’il y a des centaines de choses, c’est en plus délicieux. Que la gourmandise sucrée d’Elodie refasse surface, on s’en serait douté, mais que celle d’Olivier s’y mette aussi…. là ça devient carrément dangereux! Et pour cause, on passera finalement tous les jours acheter une petite pâtisserie différente… Départ ensuite pour une balade dans le très beau Parc Chapultepec, avec visite du château et ses multiples petits lacs. Poursuite à pied jusqu’à la statue dorée de l’Ange de l’Indépendance, puis on s’arrête pour grignoter une morce dans le quartier Zona Rosa (= zone rose). Il est appelé ainsi, au départ, pour la couleur de ses bâtiments et, maintenant, pour les commerces et activités qui s’y déroulent (sex-shop, cabaret et maisons en tous genres). Retour en passant par le marché de Medellin, puis par le quartier huppé de Condesa, avant de reprendre le métro jusqu’à la Plaza Garibaldi (elle aussi située tout près du centre). La ville étant quand même assez étendue, on a pas mal pris le métro pour visiter durant cette semaine sur place. Mais bon, à 25 cts le trajet… On soupe dans un restaurant proche de notre hôtel, pas touristique pour un sou pourtant… voilà notre stamm bis!

Cette nouvelle journée, ça change! Lever tôt et départ enauite en métro qu’on prend jusqu’à atteindre le terminal de bus. De là, trajet de 1h30 pour rejoindre le site des pyramides de Teotihuacan. Ouverture à 9h00, on y arrive à 9h30, c’est parfait! Durant tout le jour, on déambulera à travers ce site gigantesque, sans manquer au passage de visiter un musée et de grimper sur quelques pyramides. Parmi celles-ci, les trois plus importantes sont les temples del Sol (= du soleil), de la Luna (= de la lune), et de la Serpiente emplumada (= du serpent à plumes). Un endroit majestueux où l’on se sent tout petit. À une époque, vivaient ici près de 120’000 personnes… et aucun scientifique ne peut dire à ce jour pourquoi tout le monde a disparu si rapidement. Maladie, guerres intestines? Cela reste une inconnue. Retour bus et métro, puis on s’offre des boissons locales rafraîchissantes (jamaïca et horchata), avant le souper dans un de nos stamms.

Nouveau jour, qu’on commence par une balade plus approfondie du centre, notamment autour de la Plaza Zocalo avant de partir en mini-bus local pour la Basilique de Guadalupe. On y arrive à 12h00 à l’heure de la messe et il y a une foule de gens massés là, ainsi que de la musique et des représentations de danse. Du coup, on a été occupés un bon moment sur place! Vue rapide à l’intérieur, balade dans les jardins attenant, puis retour au centre en métro, où Olivier profite de se faire couper les cheveux dans une peluqueria locale. C’est bien difficile de se faire comprendre quand les modes de coupes de cheveux sont si différentes de chez nous! On termine la journée par un tour au marché artisanal de Ciudadela (vraiment sympa pour un marché de ce type, soit dit en passant… pour dire, même Olivier a trouvé chouette), où on craque pour quelques souvenirs. Course sous la pluie pour revenir à l’hôtel, et une fois secs, on ressort pour un souper… on croit que vous avez deviné où!

Après le traditionnel déjeuner en chambre, visite du quartier de Coyoacan. Ça débute par une file d’attente de 45min pour entrer dans la demeure de l’artiste Frida Kahlo. Sont entreposés dans cette belle demeure bleue, plusieurs de ses oeuvres, divers objets personnels et son histoire y est racontée. Elodie a beaucoup aimé… Olivier un peu moins! On vadrouille jusqu’au marché de Comida pour grignoter une morce et profiter d’un moment tranquille sur la place qui le borde. On revient près de l’hôtel où on visite quelques boutiques, avant de souper (…) et de partir se balader voir les bâtiments de nuit!

Dernière journée entière sur place… déjà! On s’en va jusqu’au Parc de Chapultepec où on déguste notre pâtisserie (dont vous connaissez la provenance), avant de s’engouffrer dans le musée d’anthropologie. Magnifique bâtiment de 22 salles (!!!) qui retrace l’évolution de l’homme et des ethnies au Mexique. 4h00 plus tard, on en ressort en s’offrant un licuados (un lait aux fruits) auprès d’un vendeur, avant de se diriger en métro vers le marché populaire de la Merced, tout comme ses alentours. On sera même appelé amicalement plusieurs fois par des locaux qui nous voyaient passer. Après notre traditionnel souper, on part de nuit pour voir le Zocalo et admirer plusieurs vieilles voitures qui paradent.

Après la préparation de nos sacs et un déjeuner de pâtisseries « Ideal », on s’accorde encore une balade dans le centre et au Zocalo où le rassemblement de véhicules anciens est toujours là. Cette fois-ci bien parqués sur toute la place. On reprend nos sacs, puis le métro jusqu’à l’aéroport, sans encombres. Attente interminable pour le check-in, où des gens ont enregistrés avant nous un nombre invraisemblable de sacs et colis divers. Au contrôle de sécurité, oubli de la gourde d’eau d’Elodie qui la finira d’un trait sous les yeux du contrôleur… assez amusé! Petit pique-nique pour patienter pour notre vol en salle d’embarquement. Ça va s’avérer un vol compliqué du début à la fin… Après 30min d’attente dans l’avion, le capitaine nous annonce que trois personnes s’étant enregistrées avec des bagages ne sont pas montées à bord et que, pour des raisons de sécurité, leurs bagages doivent être retrouvés avant de partir… une fois la chose faite, on peut enfin décoller pour un vol ponctué de turbulences et des cris des passagers alarmés. Suivis de leurs cris de joie, une fois les roues posées en terres… cubaines! Et oui, atterrissage à La Havane pour notre ultime pays, mais pas notre ultime étape.

Petit résumé de nos aventures mexicaines : on a adoré la nourriture (quesadillas, tacos, gorditas, sopes, pozones, burritos, enchilladas, etc.), les boissons (surtout le horchata et le café a la olla), les pâtisseries de notre fournisseur officiel Ideal (qu’on recommande sans hésitation à tout un chacun), la gentillesse des mexicains et leur accueil chaleureux face aux touristes que nous sommes et, bien sûr, l’ambiance de la ville et de ses différents quartiers, l’agitation des commerces dans les coins plus populaires. Pour sûr qu’on reviendra faire un tour dans ce pays qui, uniquement grâce à sa capitale, nous a conquis… mais ce sera pour un autre chapitre de notre Histoire (oui, avec un grand H!).

Santiago

Arrivée à l’hôtel à peine après minuit… pour s’y rendre, un bus depuis l’aéroport, puis un peu de marche jusqu’à la Plaza de Armas. Un des hôtels/auberges les moins chers de la capitale, avec vue (imprenable!) sur le coeur de la ville, qui dit mieux? On avoue que quand on est arrivés, une seule envie nous tenaillait : retrouver un vrai lit après nos deux mois sous tente!

On est restés trois jours entiers à se balader dans les rues de la ville. Pas la peine de résumer notre programme jour après jour, car il n’a que très peu varié. On a profité de notre temps sur place pour explorer les quartiers alentours, notamment le centre historique, et participer à une visite guidée des principaux lieux touristiques. On s’est aussi octroyé une petite ascension en plein centre-ville, sur le Cerro Santa Lucia et vu la chaleur, c’était pas une mince affaire… ce qui nous a aussi amené à visiter quelques musées au passage (d’anthropologie / d’art pré-colombien / des droits humains qui retrace notamment une partie de la dictature de Pinochet). Enfin, on a parcouru partiellement une exposition temporaire sur Picasso, avec un grand nombre de ses œuvres exposées. La foule amassée à l’entrée des deux salles a décidé qu’on n’en visiterait qu’une seule… fallait pas exagérer quand même. C’était vraiment une chouette expo’, qui nous a bien plu!

On a particulièrement aimé l’atmosphère cosmopolite de la ville et errer au gré de nos envies dans les différents quartiers, bien différents les uns des autres. En un traversement de route, on passe de la zone hyper-touristique à une partie très populaire, et en continuant encore un bout, il est possible de rejoindre le repaire des artistes locaux.

Sans oublier qu’on en a profité pour s’empiffrer encore une fois des spécialités locales chiliennes et tester, enfin, le fameux breuvage « Cola de mono » ( = queue de singe!). Qu’on rassure les amis des bêtes, aucun de ces pauvres animaux n’est impliqué dans cette mixture, à base de pisco (une sorte de grapa), café, lait et parfumé de diverses épices. Si on vous dit que ça tire à 30° environ, vous comprendrez que la bouteille nous aura tenu quelques jours… c’est sur cet intermède (hips!) alcoolisé, qu’on arrive donc au bout de nos péripéties chiliennes. Elles se terminent par un nouveau voyage jusqu’à l’aéroport (même chose qu’à l’aller, en bus), qui nous mènera en plusieurs escales jusqu’à… taaaadaaammm… MEXICO!

Parce que oui, le retour pour nous c’est dans un mois tout pile, au moment où on quittait le territoire chilien. Donc, autant vous le dire tout de suite, on avait comme une petite boule dans la gorge au moment d’embarquer dans notre avion, ceci d’autant plus qu’il s’agissait de notre dernier pays planifié. Avant le grand départ, on avait établi une liste de pays que l’on souhaitait absolument visiter… et le Chili était notre ultime étape. Comme le budget a bien été suivi, on s’offre donc quelques destinations « cadeaux » avant le retour.

On a beaucoup aimé ces derniers mois en terres chiliennes/argentines. Des paysages à couper le souffle, des activités plus que diversifiées, des lieux (et des ambiances) complètement différent(e)s les un(e)s des autres, une faune éclectique – forcément vu l’écart entre le Nord et le Sud – et des habitants d’une grande gentillesse (on le confie… peut-être un peu plus au Chili qu’en Argentine), plus particulièrement en Patagonie. On a rencontré des personnes géniales durant ces aventures, qu’on espère bien revoir à notre retour en Suisse! Parce que tout n’est pas rose, mais vous l’aurez compris si vous nous suivez régulièrement (ce dont on ne doute pas!), on a eu un peu l’impression d’être pris pour des machines à sous, en particulier dans les lieux hyper-touristiques… voilà pour notre dernier coup de gueule sur le sujet. Pour un tour du monde, ça nous aurait ficher les plottes de commencer ici et on se serait sûrement privés de certaines choses… comme on savait maintenant où on en était financièrement parlant, c’était plus facile! 

Comme on vous l’a dit Chili/Argentine, c’est terminé et l’Amérique du Sud aussi. Maintenant, on s’envole vers le beau et le chaud pour quelques temps… juste histoire de vous faire envie!

Punta Arenas, Ushuaïa, Puerto Williams

En arrivant à Punta Arenas, on doit avouer humblement qu’on ne savait pas quelle serait notre prochaine destination… c’est bête, mais on n’a jamais vraiment réussi à trouver notre rythme pour cette descente du Chili. Avec notre vol planifié comme date butoir, on avait l’impression tantôt de devoir se dépêcher ou d’avoir plein de temps. Bref, tout ça pour dire qu’après avoir planté notre tente dans le jardin d’une auberge de jeunesse, on a commencé par réfléchir un peu. Les destinations (Ushuaïa/Puerto Williams) et les moyens de s’y rendre (ferry, zodiac, avion, bus) se bousculent dans nos têtes… Finalement, on décide d’aller le lendemain à Ushuaïa en bus, de réserver le zodiac/bus pour le trajet Ushuaïa -> Puerto Williams et notre vol de retour depuis Puerto Williams jusqu’à Punta Arenas. Autant vous dire qu’on a passé une grande partie de l’après-midi dans les agences de transport et de voyage! Soirée standard à la cuisine de l’auberge à discuter avec les gens présents.

Départ tôt le lendemain en bus… en prévision du vol en avion où le poids est bien limité, on part avec des sacs minis et on laisse le reste en pension chez notre hôte Eduardo. Ça a été l’un des trajets qui nous paru le plus long, même si les paysages étaient très beaux et diversifiés, avec quelques animaux par-ci par-là (guanacos et autruches notamment)… 8h de bus de suite, de jour puisqu’il y a un passage de frontière (et oui, Ushuaïa se trouve du côté argentin), entrecoupées seulement par une traversée du détroit de Magellan en ferry. On arrive en fin de journée et après quelques allers-retours pour trouver les clés, on prend possession de notre studio… rien que ça! On l’a trouvé pour 3x rien et après deux mois sous tente, on avoue que c’était un pur moment de bonheur de redormir dans un vrai lit…

Le lendemain, on part en balade sur les hauteurs de la ville, pour se rendre jusqu’au pied du glacier Martial. Les yeux pas bien ouverts? Le sentier mal indiqué? Bref, on finit par monter une bonne partie sur la route, avant de rejoindre le sentier. Une balade le long d’une petite rivière nous mène jusqu’au glacier, avec dîner sur un mirador depuis lequel il y a belle vue. Redescente par… le bon chemin! On s’est appliqués cette fois-ci et on a trouvé. Le temps n’est pas top au retour et il commence à pleuvoir, mais on va quand même se balader au port, sur le bord de mer et dans le village. Au retour, on s’offre un apéro transporté depuis Valparaiso : une absinthe à l’eau du glacier Martial. Honnêtement, comment Olivier a réussi à la garder jusqu’à maintenant? On ne le sait pas! Le tout sera suivi de tagliatelles au saumon/crème, digne des plus grands chefs…

Une nuit de plus dans notre nid, qu’on quitte à regret pour une traversée en zodiac jusqu’à Puerto Navarino : porte d’entrée de la frontière chilienne sur l’Isla Navarino. Et peut-être le plus beau passage de frontière de notre voyage…on y patiente assis dans l’herbe en discutant avec les autres passagers, en attendant qu’on nous tamponne notre passeport! Une fois la chose faite, une petite heure de bus et nous voilà arrivés à Puerto Williams, où l’on trouve une place dans le seul camping du bled. Quand on parle de camping, il s’agit d’une place herbeuse, jouxtée par une maisonnette qui dispose de tout le nécessaire (cuisine, salon commun, douche chaude! et sanitaires). Balade au centre, qui n’est pas bien grand on vous l’accorde, et passage à l’office du tourisme pour quelques informations. Soirée internationale très sympathique, avec les allemands d’Innsbruck Alina et Yan, les hollandais Arno et Charlotte (oui oui), l’australien Tony et les français Celio, Julien et Sébastien, qui ont planté racines ici puisqu’ils sont présents depuis 1 à 2 mois sur l’île!

Le jour suivant, on décide de se lever tôt pour une marche qui devrait nous prendre 10-11h. Réveil à 6h30 et il pleut des cordes… du coup, on repousse la marche au jour suivant! À 8h30, grand soleil lorsqu’on sort de notre tente… on saisit notre chance et on se dépêche pour partir quand même, sachant que le jour se couche vers 22h par ici. Le temps de se lancer, ça s’est déjà gâté… mais on aura droit au yoyo toute la journée entre soleil / pluie / bruine / nuages / grêle / vent… ça nous rappelle les temps islandais connus lors de nos vacances il y a quelques années. Malgré cela, on bénéficie quand même de très beaux points de vue sur les Dientes de Navarino (une chaîne de sommets montagneux)! Début de la marche à travers le village, puis ça monte bien jusqu’au Cerro Bandera, avant de continuer à flanc de montagne entre les éboulis de pierre. Descente par un pierrier jusqu’à la Laguna del Salto où on parvient à se protéger du vent le temps de dîner. Retour par la vallée, en se repérant comme l’on peut dans les marécages et à travers les troncs d’arbre écroulés un peu partout. On boucle la boucle (le jeu de mot est nul : on sait!) en à peine plus de 7h. Défi relevé! Soirée toujours aussi sympathique dans le refuge de Cecilia.

Un jour par mois, un ferry part de Puerto Williams pour se rendre à Puerto Toro, le village habité à l’année le plus austral du monde. Et c’est ce jour-là que ça tombe! On  embarque donc pour deux heures de ferry le matin (sans avoir réservé, mais il y avait encore bien de la place), jusqu’au mini-village du bout du monde… cette fois-ci, on y est!!! 20 habitants à l’année, dont 5 étudiants, de l’école primaire au lycée, il n’y a quand même pas l’université sur place. On rend ce moment encore plus particulier en y ajoutant une éclipse de soleil (partielle) au moment de notre arrivée. Vous avez dit incroyable?! Quelques maisons, une petite église, le tour du village est vite fait et on s’octroie un p’tit café avec biscuit avant le retour en ferry. L’après-midi, Olivier s’en va balader le long de la péninsule pendant qu’Elodie s’offre un moment de lecture dans un café du coin. Dernière soirée à nouveau très sympa, Quinn l’australien a remplacé Tony, mais les allemands sont toujours là et trois chiliens de Santiago nous ont rejoint, ainsi qu’un colombien vivant à Buenos Aires. On a passé des journées et des soirées géniales dans ce p’tit coin de bout du monde. Aucun doute que les personnes présentes et la bonne humeur communicative de la propriétaire Cecilia y sont pour beaucoup!

On quitte l’île en avion, environ 90 personnes à bord, après les aux revoirs à l’équipe. Arrivée à Punta Arenas, partage du taxi pour le centre avec deux filles rencontrées sur le zodiac (vous suivez?) et re-plantage de la tente à notre stamm. Après-midi de glandouille dans les alentours, ça n’a pas été bien productif. Le jour d’après, on se rend en excursion, par ferry, sur l’Isla Magdalena. Notons que ça commence bien, puisque sur le trajet à pied menant au port, on verra un groupe de dauphins nager le long de la jetée à 20m de nous! On s’en va à bord du ferry, bien blindé de monde pour un voyage de 2h dans les eaux patagoniennes. Pour ceux qui ne le sauraient pas, on vous le confie ici, Elodie a été une grande fanatique des dauphins durant toute son enfance. Difficile de vous retranscrire ici son enchantement de petite fille à regarder les nombreux dauphins (austral / de Magellan) qui ont suivi le bateau durant le trajet. Lorsque l’on met le pied à terre, il y a des manchots partout sur l’île! C’est vraiment super et bien pensé, puisqu’il y a un petit sentier balisé et les gens ne s’approchent ainsi pas des animaux. Une heure sur place, qui passe bien trop vite, puis retour en ferry. À nouveau quelques dauphins et… une baleine! On a été chanceux avec les animaux sur cette fin de Patagonie, c’était vraiment génial. Lorsqu’on rejoint la terre ferme, il pleut des cordes et c’est rien de le dire… un peu au culot, on s’engouffre dans un taxi à la suite d’un couple, finalement tout content de partager sa course.

Une dernière journée à Punta Arenas où on n’a pas été à nouveau d’une grande productivité. Déjeuner, démontage de la tente et rangement de nos sacs nous occuperont une bonne partie de la matinée. On part refaire un tour en ville pour se dégourdir les jambes, avant les aux revoirs à Eduardo (on a réellement rencontré de belles personnes durant cette fin de parcours et ça fait chaud au coeur!) et de rejoindre l’aéroport en taxi avec un chauffeur bien loquace et pas avare de points de vue sur à peu près tout, mais très sympa. On a bien rigolé pendant ces quelques minutes! On s’envole jusqu’à Santiago, la capitale du Chili, qu’on rejoint peu avant minuit. Elle constituera notre dernière étape chilienne… et c’est sur quelle devrait nous réserver encore plusieurs belles surprises avant de quitter le pays.