Baracoa et La Havane (retour)

Arrivée à Baracoa par le bord de mer, d’où surgissent d’énorme vagues qui s’écrasent sur la chaussée… ambiance! On l’a appris seulement pendant notre séjour sur place, mais cette partie de l’île a été durement touchée par un cyclone en octobre dernier, et il y en a encore de nombreuses traces : palmiers déracinés ou sans feuilles, toits arrachés, façades de maisons éventrées… une nouvelle fois un bien triste spectacle! C’est assailli par les bici-taxis qu’on parvient à sortir du terminal du bus pour se rendre à la casa appelée depuis Santiago. Il s’avère qu’elle est finalement complète (pour changer…), mais qu’on peut dormir chez des amis de l’autre côté de la route. Ça fera l’affaire aussi… comme la spécialité du cru c’est le chocolat, on ne se prive pas de s’offrir un chocolat chaud bien consistant lors de notre balade au centre. Il sera suivi d’une petite bière et d’un malta (le soda cubain, à base de malt), puis d’un souper dans un mini-restaurant au bord de l’eau.

Le jour d’après, on a de la chance pour notre journée dans le parc national Humbolt. Ça fait une semaine qu’il pleut tous les jours, mais ça s’est enfin arrêté, ce qui nous permettra de traverser avec le véhicule les différentes rivières. On part avec notre groupe, composé d’une allemande et d’un couple américain avec son vieux (très vieux) chien. Après plusieurs traversees et même une remontée de rivière avec la voiture, on nous dépose au départ de la marche. 7km, accompagnés par notre guide, ou l’on aura l’occasion de voir de nombreuses variétés d’arbres et d’oiseaux, dont le fameux tocororo, l’un des emblèmes de Cuba (il a les mêmes couleurs que le drapeau, rouge-bleu-blanc). En chemin, les inévitables stands de ravitaillement et souvenirs nous permettront de nous désaltérer d’une eau de noix de coco, et de la pulpe. On dîne au bord d’une petite rivière avec nos sandwichs, en admirant un colibri butiner de fleur en fleur! Fin de la balade, où cette fois-ci les passages de rivières se font à pied nu (ou en char à boeufs pour ceux qui ne voulaient pas se mouiller les pattes). A l’arrivée, un gâteau chocolat et un autre orange / gingembre pour se remettre d’aplomb après nos longues attentes du jour. Le vieux chien l’était tellement qu’il devait régulièrement être porté dans un sac à dos par ses maîtres, lesquels n’étaient pas vraiment « agiles »! Sur le chemin du retour, on s’arrête une heure à la plage pour un peu de baignade dans une mer bien agitée… et bronzer un moment sur la plage, entre les divers assauts des vendeurs ambulants. À notre retour, on va boire un verre de jus d’ananas frais dans une gargote, une merveille, puis on soupe dans la casa. Au menu!? Langouste et poisson au lait de coco, l’une des spécialités de Baracoa… que l’on ne peut que recommander, vu qu’on a adoré!

Le lendemain, c’est déjà le moment de retourner à La Havane… mais avant cela, nous attendent 18h00 de bus. Départ à 9h du matin, quelques arrêts à gauche à droite et une panne en fin d’après-midi, qui nous fera perdre deux heures sur l’horaire. Personnellement, ça nous arrange bien, parce que du coup on débarque à La Havane à 6h00 du matin (au lieu de 4h00 initialement prévu). C’était plus sympa d’être dans le bus que d’attendre le lever du jour dans le terminal sur une chaise en plastique. On ne peut pas dire qu’on a été au chaud pendant le trajet, puisque la climatisation enclenchée à fond les manettes ne devait pas être à plus de 12°. Vestes polaires et écharpes de rigueur! Faute d’avoir autre chose à faire, on part à pied jusqu’à la casa (si rappelez-vous, on avait réservé une nuit pour notre retour) que l’on rejoint vers 7h15, après divers flattages de chiot et chats sur notre passage. On peut déjeuner sur place, mais les chambres ne sont pas encore disponibles. Donc, après une rapide toilette, on s’en va errer dans les rues du centre-ville, passant de terrasse en terrasse et s’échouant de place en place. 

La fatigue est là car malgré notre grand entraînement des derniers mois, on n’aura jamais réussi à bien dormir dans les bus. Début d’après-midi, on retourne prendre possession de la chambre et s’octroyer une petite sieste! On passera notre dernière soirée cubaine dans un bon restaurant et à se balader dans les rues au son de la musique locale!
Jour d’adieu à Cuba, après un dernier buffet gargantuesque… On s’en est mis plein la panse! Un taxi vient nous chercher pour aller jusqu’à l’aéroport. On est contents, puisqu’il s’agit en l’occurence d’une vieille américaine, cette fois-ci en bon état. C’est à partir de là qu’on a eu quelques ennuis. Absorbés par d’autres choses et sans connexion Internet à Cuba, on a complètement zappé qu’il fallait un visa pour les Etats-Unis, notre dernière escale (bon, encore maintenant on a un doute…). Au guichet d’enregistrement, on nous demande de patienter sur le superviseur, le seul à savoir ce qu’il faut faire… On vous passe tout l’intermède, les allers-retours jusqu’au bureau de la compagnie, au centre d’informations, à l’administration de l’aéroport… mais au bout d’un moment, on perd patience à attendre cet homme-invisible (qui ne viendra jamais) et on se renseigne ailleurs : tout bêtement, on peut compléter le formulaire sur Internet! On trouve refuge dans le bureau d’une autre compagnie aérienne que la nôtre, bien plus sympa, mais c’est trop tard pour notre vol à destination de New York (OUI!!!!!!!). On nous replace sur un autre vol avec escale à Atlanta. Tout rentre finalement dans l’ordre, après quelques estomacs noués et des sueurs froides…

En dehors de tout cela, on garde un sentiment un peu mitigé par rapport à notre visite en terres cubaines. On a trouvé les gens peu sympathiques, en tout cas pour ceux que nous avons côtoyé, par choix ou par obligation. On n’a fréquenté finalement que des personnes du tourisme (ou presque), mais on ne repart pas du pays enthousiasmés par nos contacts humains et on a trouvé cela vraiment dommage. Nous avons trouvé également le pays assez cher pour les voyageurs que nous sommes. En effet, dès que la prestation touche de près ou de loin au tourisme, les prix sont multipliés par 20 ou parfois même plus. Difficile donc de ne pas se sentir « pigeonné » tout au long de la journée… Par contre, on a adoré cette ambiance figée dans le temps tellement particulière au pays, avec ses vieux véhicules et ses magnifiques immeubles coloniaux de toutes les couleurs. On a aimé le charme des bourgades un poil moins touristiques, les jolies rues pavées de Trinidad et les églises de Camaguëy. Les paysages étaient également superbes dans la région de Viñales et de Baracoa! 

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