Copacabana (Lac Titicaca)

​Depuis La Paz, on prend un bus en milieu de journée en direction de Copacabana. Les problèmes de El Alto ne sont, semble-t-il, toujours pas réglés, puisque l’on fait à nouveau de nombreux détours pour traverser la ville. On arrive sur place en fin d’après-midi. Juste le temps de déposer nos sacs, d’admirer la cathédrale au passage (ainsi que les restes du baptême des voitures) et de monter au sommet du mirador pour voir le coucher du soleil… bien nuageux ce soir-là. En redescendant, fête en ville, avec de nombreuses personnes vêtues de leurs habits du dimanche. Musique à plein tube, bières coulant à flots et des messieurs urinant à tous les coins de rue! On regarde un moment (la fête… pas ces messieurs!), très sympa. Puis, la spécialité de cette partie du pays étant la truite, on soupe avec un menu poisson, en tête-à-tête, dans un bistrot avec cheminée.

Impossible d’être à Copacabana, sans prévoir une excursion sur les eaux du Lac Titicaca. On a jeté notre dévolu sur une marche sur les crêtes de l’Isla del Sol. Alors oui, c’est blindé de touristes… mais c’est vraiment super beau! Même si la couleur de l’eau et les plages de sable fin invitent à la baignade, on ne s’y est pas risqué vu le vent ambiant et la température assez fraîche! Belle journée de balade, dans des paysages assez secs et arides, avec de grands eucalyptus et quelques ruines incas. On a pique-niqué au point culminant de l’île et fait l’aller-retour sur le toit du bateau pour profiter de la vue. C’était vraiment très chouette! Surprise à notre retour en ville, Anaïs et Antoine nous attendent pour boire une bière sur une terrasse (on s’était déjà croisés sur l’île…). Elle sera suivie d’une truite dans une des gargotes du bord de l’eau et des au revoir, cette fois-ci définitifs, puisque l’on s’en va le lendemain au Pérou!

Cette dernière étape termine en beauté notre découverte de la Bolivie. Que de changements pour nous et, surtout, nos tous premiers pas en Amérique du sud. Alors forcément, oui, on s’émerveille un peu de tout… de la beauté et de la diversité des paysages, de la gentillesse des gens (en général…), de notre capacité à nous débrouiller en espagnol;)… même si on se rend compte, à nouveau, de la chance que l’on a d’être nés et de vivre en Suisse. Souvenir bien présent en Asie, un peu mis de côté en Australie et Nouvelle-Zélande, il ressort à nouveau fortement ici! Difficile de ne pas s’en convaincre lorsque l’on discute avec les gens des conditions de vie (sécurité, travail, droits, éducation, etc.) et que l’on voit les travailleurs à l’ouvrage. Une très belle découverte et un vrai coup de coeur « paysager » et culturel pour ce pays 😍

La Paz (Huayna Potosi)

​Après être arrivés dans la ville de Uyuni, fin de notre périple de 5 jours, on a directement réservé nos bus. Greg et Marie pour le Chili le lendemain matin et nous, pour le soir, direction La Paz. On a un peu glandouillé l’après-midi (coupe de cheveux pour Olivier, cadeau des amis), avant de se séparer après avoir dégusté un dernier plat ensemble. Rien à signaler de particulier pour notre trajet de nuit, si ce n’est qu’on est arrivés à destination à 4h00. Du coup, attente dans la gare routière jusqu’au lever du jour, puis déjeuner dans la rue (cake à l’orange et chocolat chaud), avant de retourner au même hôtel que celui où nous avions dormi la première fois… sur qui est-ce que l’on tombe dès notre arrivée? Hé oui, Antoine et Anaïs qu’on avait rencontré à Tupiza! Après un peu de repos, balade tous les quatre en ville (calle Jaen avec ses bâtiments coloniaux, mirador du Kilikili), puis passage par quelques agences pour organiser une sortie en montagne. On trouve notre bonheur et le départ pour l’expédition de deux jours au Huayna Potosi est programmée pour le lendemain.

Déjeuner sur la terrasse de l’hôtel, auprès duquel nous laissons nos affaires superflues. 9h, rendez-vous devant l’agence, où l’on fait connaissance des guides (Rachel, Mario et Rodrigo) et de Jason, qui vient du Colorado, et nous rejoint pour l’ascension. En quelques heures de bus, on arrive au camp de base, où l’on dîne et prend possession de notre matériel. Tout y est : veste/pantalon chauds, sous-vêtements thermiques, pull polaire, gants, chaussures et le matériel d’alpinisme (baudrier, casque, piolet et crampons).

C’est bien chargés qu’on commence la montée jusqu’au refuge où nous allons passer la nuit à 5200 mètres d’altitude. A notre arrivée, un p’tit grignotage et à 17h, il est déjà l’heure de souper… au lit à 18h, pour un réveil sur le coup de 23h30, pour ceux qui sont parvenus à dormir. Il y a de l’orage, du vent, une tempête de neige… On s’équipe quand même, on mange une brin, et finalement, le temps s’étant amélioré, départ pour l’ascension à 00h30.

Trois cordées sont formées… rude début de montée pour nous deux, puisque notre guide se trompe de chemin et que, bien qu’étant partis en premier, on se retrouve après environ 1h en dernière position. Montée avec quelques passages techniques, sur glacier et dans des pierriers, avec parfois des cordes fixes. Le rythme est rapide, peut-être un poil trop. Elodie qui n’a pas dormi et peu déjeuné ne se sent pas bien et préfère redescendre à 5900 mètres. Changements de cordées… elle rejoint Antoine, alors qu’Olivier se joint à Jason. La montée continue pour ces derniers encore 1h30 environ avant d’attendre le sommet, à 6088 mètres, après une arête vertigineuse mixte pierres/glace. La vue n’est pas incroyable car le brouillard persiste, mais le bonheur d’être arrivés en haut compense cela! 

Tout le monde se retrouve ensuite au refuge pour une bonne soupe à 8h30. Peu après, on entame la descente jusqu’au camp de base, où on reprend un bus jusqu’à La Paz. Retour à l’hôtel, une bonne douche chaude, une petite sieste et tour au marché local pour les derniers achats boliviens! On soupe tous les 4 dans un repère à gringos pour se remettre de nos émotions… pas de folies, car tout le monde est naze. Le lendemain matin : départ pour Copacabana, dernière étape bolivienne, au bord du lac Titicaca.

5 jours dans le Sud Lipez et le Salar d’Uyuni 

​C’est excités comme des puces qu’on est partis tous les 4 (Greg et Marie + nous deux) depuis Tupiza, accompagnés de notre chauffeur/guide Denis et de son épouse Pamela (la cuisinière) dans un 4×4! 

Pendant 5 jours, on a pris la direction du Sud Lipez puis du Salar d’Uyuni pour des expériences et des moments inoubliables. Difficile de décrire nos activités et ce que nous avons vu jour après jour… car il y aurait bien trop de choses à décrire. Mais vu que les images parlent parfois mieux que des mots, on vous laisse découvrir les (quelques…) photos ci-dessous! 

Dans les grandes lignes, on a parcouru des paysages très diversifiés, passant de lagunes colorées à des déserts arides, puis à de petites oasis ou à des paysages volcaniques. Dans les moments particuliers, on a gravi le deuxième jour (avec un guide local, Aurelio et un italien, Francesco), le sommet du volcan Uturuncu qui culmine à 6028 mètres d’altitude! Une sacré belle expérience, où l’on a pu se rendre compte de la difficulté de réaliser un effort à cette altitude. Pas de problème de mal des montagnes en montant, mais un mal de tête collectif pour la soirée… descente trop rapide? trop longtemps au sommet (on y a pique-niqué)? On ne sait pas! 

Autres moments sympas :

– une baignade dans des sources d’eau chaude, aménagées à plus de 4000 mètre dans une eau frisant les 40°. 

– voir des animaux… des centaines de flamands roses, des autruches (une fois avec 12 petits), des lamas, des vigognes, des viscatches (sorte de gros chinchillas) et même un renard.

– ou encore, le dernier jour, profiter du lever de soleil sur le Salar d’Uyuni.

Pour les repas, tout était préparé parfaitement par notre cuisinière (qui s’est même réveillée à 3h du matin le dernier jour pour avoir le temps de préparer nos repas). On a été gâtés côté nourriture, tant en qualité qu’en quantité, puisqu’il y a bien des fois où il nous a été difficile de terminer… Nous avons dormi dans des refuges et, l’ultime nuit, dans un hôtel de sel. Le chauffeur/guide était également très professionnel et répondait à toutes nos questions. On a choisi l’agence organisatrice par hasard et il s’est avéré que nous étions les tous premiers clients! La propriétaire avait déjà de nombreuses années d’expérience comme employée dans une autre agence et nous a semblé très pro’… c’est seulement après quelques temps, en demandant à notre guide, qu’on a compris pourquoi on avait reçu une bouteille de rouge au départ et pourquoi la propriétaire avait insisté pour faire des photos avec nous (on sera de nouveau dans un dépliant publicitaire) et s’est signée plusieurs fois lorsque l’on est partis.

Ça a vraiment été de très beaux moments, dans un cadre magnifique, avec des paysages fantastiques… parmi les plus beaux que nous ayons vu depuis le début de notre périple. On s’en est mis pleins les yeux! Bien plus que ce que l’on s’était imaginé au départ. Fan des grands espaces et des beaux panoramas… vous savez ce qu’il vous reste à faire!

On en profite pour envoyer à travers la frontière « chilivienne » un tout grand MERCI à nos deux acolytes de Bolivie, Greg et Marie, pour les magnifiques moments passés avec eux. Ça a été génial de vous revoir à l’autre bout du monde et de partager un brin de votre voyage… même si les au revoir n’ont pas été faciles! Merci les amis pour ces aventures inoubliables, ces moments de complicité et pour votre bonne humeur. Hasta luego y todo el mejor para ustedes durante su viaje en Chile y Argentina (y en otros paises!) 😘

Jour 1


Jour 2


Jour 3


Jour 4


Jour 5

Tarija, Tupiza

​Après une nuit mouvementée dans un bus semi-couchette, on arrive à Tarija en ce jour d’anniversaire. Pour commencer, un café s’impose dès notre arrivée; on doit pouvoir être réveillés encore un moment. Direction le centre-ville à pied pour se dégotter un hôtel dans notre budget de routards… un poil laborieux, mais on trouve finalement un chouette logement tout près de la place principale. Déjeuner au marché central, accompagné d’un jus de fruits frais dans la rue, avant d’aller réserver une excursion dans les environs pour l’après-midi… geste sympa de la gérante, qui offre un rabais à Olivier en ce jour spécial! Ensuite, on fait un tour en ville, où l’on verra diverses églises, le Castillo Azul, la place Luis de Fuentes (« Louis de Funès » pour les francophones que nous sommes) et un mirador, depuis lequel on profite d’une belle vue. Retour à l’hôtel pour prendre possession de nos chambres (en nettoyage le matin) et une petite douche rapide. Départ de la ville, accompagné de notre guide et de deux locaux, direction les caves des environs. On a commencé par deux visites de caves industrielles. La première avec… tadam… un seul et unique rosé à déguster et la deuxième, un singani (alcool bolivien de raisin, ressemblant à une grapa) mais encocktailé, avec du citron et de la limonade… un brin dommage. Pour la suite des visites, il s’agissait de caves artisanales, où l’on a dégusté respectivement : 10 vins et 1 singani, puis 6 vins et 1 singani. Par contre, les vins sont très (trop) doucereux… et même le palais des filles a fini par être écoeuré. On est quand même repartis avec deux bouteilles pour les apéros! Sur le chemin du retour, arrêt pour voir le canyon de Angostura, l’une des sept merveilles de la ville nous dit-on. Souper dans un très beau restaurant (espagnol) sur la terrasse, où on s’est régalé. Une belle journée d’anniversaire!

Le lendemain, déjeuner à l’hôtel, complété par un jus au marché… on ne s’en lasse pas! On prend ensuite un taxi (30 min d’attente du minibus, qui est arrivé quand on embarquait…), pour rejoindre le lac San Jacinto. On espérait pouvoir s’y baigner, mais la couleur et l’odeur de celui-ci ont finalement fait reculer tout le monde. On a quand même fait une balade au bord de l’eau et grignoté un fruit en admirant les flamants roses. Sur le chemin du retour, arrêt dans une gargote pour le dîner. À notre retour en ville, on va voir la Casa Dorada, bâtiment célèbre figurant sur le billet de 20 bolivianos. Il s’y trouve un festival de théâtre et une pièce est jouée peu après par une classe d’étudiants. Du coup, on s’installe et on profite de parfaire notre écoute de l’espagnol. On doit avouer que l’on n’a pas tout compris, mais c’était quand même très sympa. Suivra un tour au musée de paléontologie (où il y a des squelettes impressionnants de dinosaures, des momies et des pierres précieuses), puis plusieurs partie de Uno, accompagnées comme il se doit d’un apéro. On termine la journée par un souper dans un groupement de guinguettes de rue, sous les yeux attentifs de cinq chiens.

Tarija


Le matin suivant, on prend le bus direction la ville de Tupiza. Un trajet long et cahoteux sur une route non-bitumée, légèrement accidentée, où l’on a même vu un car au fond du ravin… rassurant! Un premier arrêt express de 20 min pour le dîner, puis un second en fin d’après-midi à 3 km de notre destination. La route est bloquée par des chauffeurs de taxi mécontents et il est impossible de savoir quand ça sera débloqué. Du coup, c’est sac sur le dos, accompagnés d’Anaïs et Antoine, deux français rencontrés sur la route, qu’on arrive à Tupiza. On se fait directement accoster par un jeune qui nous propose un hotel… qui correspond pile-poil à ce qu’il faut! Avant le souper, on va dans une agence réserver notre excursion de 5 jours dans le Sud-Lipez et le Salar d’Uyuni. Ambiance particulière, car les rues de la ville sont également bloquées de part et d’autre par des collectivos.
On débute cette nouvelle journée par un tour au marché pour l’achat de quelques provisions. Ensuite, on part à pied à six pour une marche dans les environs. Passage par de jolis coins, bien différents que ce que l’on a pu voir jusqu’à présent : Puerta del Diablo, Valle de los Machos, Cañon del Inca où l’on pique-nique avec un peu d’ombre. Pendant que les quatre rentrent par le même chemin, on prolonge un poil en passant par une autre petite vallée, Petroglifos, avant le retour par la décharge du bled… c’était une très chouette balade, de beaux paysages, du rouge, des formations rocheuses, de grands cactus et quelques chèvres. Souper dans un bistrot typique aux meubles en bois de cactus, au son du match Venezuela-Bolivie (score de 5-0 au moment de notre départ, pas la grande ambiance du coup)… C’était dans les rues qu’il fallait être! Une fête estudiantine s’y déroulait et il y avait un grand nombre de guggenmusik, accompagnées de danses traditionnelles. On se couche pas trop tard, car demain, c’est le grand départ pour notre excursion de 5 jours. On se réjouit d’y être et de s’en mettre plein les mirettes!

Tupiza

Potosi

​Après environ deux heures de taxi, on arrive à Potosi vendredi en fin d’après-midi. Directement devant l’hôtel qu’on avait repéré au préalable, c’est parfait. La ville est reconnue internationalement (et inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO) pour sa montagne minière, regorgeant d’argent, de zinc, de plomb et d’étain, notamment. Les mines, qui sont exploitées depuis plus de 400 ans, sont toutes regroupées sur ladite montagne et s’entassent sur 17 étages au total. Un vrai gruyère où il y a déjà eu, sur le sommet, des écroulements! Malgré cela, ça nous intéresse vraiment de faire une visite des lieux, même si cela passe un peu pour du voyeurisme quand il y a des personnes au travail. Du coup, on profite d’aller voir dans une agence pour réaliser une excursion le jour d’après dans les mines de la ville. Un tour au centre en fin de journée , avec une belle lumière rasante, et un souper dans un bistrot local avant d’aller se coucher… la nuit précédente – la dernière à Sucre – avait été courte! 

Le lendemain, on se réveille de bonne heure et on trouve un stand au marché pour le déjeuner. On retrouve ensuite nos guides pour l’excursion dans les mines. Deux guides pour nous quatre : on est gâtés! On a commencé par un tour au marché des mineurs, où il y a tout pour qu’ils puissent s’équiper, y compris des bâtons de dynamite, dont la vente n’est absolument pas réglementée… un enfant pourrait en acheter! Comme il est de coutume pour les touristes qui se rendent dans les mines, on achète quelques provisions: des boissons et des feuilles de coca que l’on distribuera. On est ensuite équipés des pieds à la tête pour la visite avant que les choses sérieuses ne commencent. Une balade de deux heures dans des couloirs étroits et très bas… On rencontrera finalement peu de mineurs car il s’agit d’une semaine spéciale en raison de la fête des morts et qu’il y a peu de monde présent. Seul un groupe de 4-5 mineurs, transportant un chariot d’une tonne! La visite a quand même été très instructive grâce aux explications de nos deux accompagnants. L’après-midi sera consacré à une visite guidée de la Casa de la Moneda. Il s’agit d’un bâtiment maintenant classé au patrimoine, où étaient frappées les pièces de monnaies boliviennes et d’antan, ceci jusqu’en 1971.

Le jour suivant, on part en collectivo direction un petit bled. Depuis là, une marche de vingt minutes environ nous mène jusqu’à un joli lac aux eaux thermales à 30°, le Lago del Inca. Ça aurait été le pied de se baigner… mais on apprend en arrivant que le jour d’avant une personne s’y est noyée et, pire encore, que le corps n’est pas réapparu… pas de baignade… On fera finalement une balade un peu plus longue en plein cagnard, notamment jusqu’à un bassin aux eaux bouillonnantes (Ojo del Inca), en trouvant juste un poil d’ombre sous un arbre peu feuillu pour manger notre pique-nique. En revenant en ville, on fait un saut au terminal des bus pour réserver nos places dans le bus de nuit à destination de Tarija, puis un petit tour dans un marché de rues. On galère ensuite un peu pour trouver un endroit pour souper… retour à l’hôtel pour reprendre nos sacs et on retourne au terminal pour attraper notre bus, qui arrive au final avec 1h30 de retard. Juste après le départ, on ouvre une bouteille de rouge, cadeau de Marie et Greg, pour fêter avec un peu d’avance l’anniversaire d’Olivier le lendemain. Ça aidera à passer la nuit… sur des sièges semi-couchette! 

Hasta pronto y muchos bezos a todos 🙂

Sucre, deux semaines de plus

​Les semaines se suivent et se ressemblent pour nous en ville de Sucre. Comme pour la première semaine, on a continué avec des cours intensifs de quatre heures chaque matin… et presque autant de devoirs durant l’après-midi. On a eu la chance de pouvoir passer ces deux semaines supplémentaires dans une famille, en compagnie de nos deux acolytes Greg et Marie, ainsi que de trois autres étudiants de l’école Jeremy (Canada), Erik (Suède) et Rozzie (Angleterre). On a eu beaucoup de plaisir tous les sept, même si ça faisait pas mal de personnes pour la famille. Une petite chambre avec vue sur un jardin, déjeuner dans une jolie pièce lumineuse et remplie de plantes, un bel endroit! Durant le repas de midi, on profitait d’être « en famille » pour discuter en espagnol et poser des questions sur la vie en Bolivie, ça nous a vraiment plu de partager ces moments.

Pour occuper nos journées, on est retournés quelques fois au cinéma, on a pris un cours de salsa un soir (grosse pensée pour vous Fougère et Vio), refait des cours de cuisine… langue et queue de vache… et joué quelques soirées au wallyball, le volley bolivien. Même chose que chez nous, sauf qu’il est possible de jouer avec les murs.

Durant le week-end, on est allés le samedi dans la maison de campagne de la famille qui se trouve dans un village a environ 1h de route. Vu qu’il n’y avait pas de place pour tous le monde dans la jeep familiale, les garçons de la maison sont partis en taxi en s’entassant avec la grand-maman, pendant que les filles faisaient de même dans la jeep. Sur place, on a pique-niqué, fait une balade dans les alentours avec Camilla comme guide et les garçons ont piqué une tête dans l’eau translucide (… voyez la photo…) de la rivière. Suivront plusieurs parties endiablées de Uno sur la terrasse, où l’on aurait pu croire que certains y jouaient leur vie. 

Dimanche, on est partis pour voir les sept cascades. Une heure en collectivo et un peu de marche pour rejoindre le point d’eau où personne ne s’est baigné au final. Sans le soleil, il ne faisait pas super chaud et ça ne nous tentait plus trop. Arrêt au marché Campesino au retour pour les achats afin de préparer le souper du soir, tandis qu’Olivier rentrait directement… de petits problèmes avec, semble-t-il, le souper du soir d’avant.
Rien de particulier à signaler pour le reste sauf… LA fête des morts ou « Fiesta de los muertos » qui se tient généralement sur deux journées. Le 1er novembre, où les gens se rendent au cimetière, afin de garnir les tombes des défunts de différentes décorations, fleurs et nourriture, le tout dans une ambiance pas du tout triste. Il y avait des gens qui rigolaient, en famille, des enfants également et ça a été un très beau moment que de pouvoir vivre cela. On a également vu des enfants généralement pauvres (qui vivent à la campagne) qui priaient devant certaines tombes et qui reçoivent de la famille, en échange et en remerciement, un peu de nourriture ou quelques pièces. Le 2 novembre est le jour où les âmes des défunts sont présentes… elles ne remontent au ciel qu’à 12h pile. Pour cela, elles utilisent les échelles de pâtes confectionnées par les famille et disposées sur les tumbas (il s’agit d’un autel en mémoire des défunts, où sont également disposés de la nourriture, des fleurs, des photos, des décorations ou autres choses se rapportant à la personne décédée). Comme de coutume, on a mangé tous ensemble, avec la famille au grand complet un plat de « mondongo ». C’est la spécialité de la ville: du porc (ou du poulet pour les plus difficiles) avec une sauce piquante, des patates et du maïs. Vraiment bon!

Journée animée également le dernier jeudi, puisqu’on s’est rendus au service de l’immigration pour la prolongation de notre visa (l’initial est de 30 jours et on va faire un poil plus) et qu’on a parcouru la ville dans tous les sens pour trouver de petits présents pour la famille et nos professeures! Avant de terminer notre dernière soirée à Sucre dans un bar du centre-ville. Vendredi a été une journée d’adieu riche en émotions… d’abord à l’école, puis avec la famille et les trois autres étudiants.

On a gardé de très beaux souvenirs de la ville de Sucre, rencontré des personnes merveilleuses avec qui on a vécu en famille pendant deux semaines. On a bénéficié de cours d’excellente qualité (pas tout à fait bilingues, mais pas loin;)) avec des professeures privés attentives et disponibles et participé à de chouettes activités avec l’école (cuisine, wallyball, etc.). En plus, l’ambiance de la ville nous a vraiment plu. On a aimé son atmosphère calme et paisible, son architecture toute blanche, les différents lieux visités, ainsi que l’ambiance lors des jours précédents et durant la « Fiesta de los muertos ». Ça a été une très belle expérience, enrichissante, dont on se rappellera pendant très longtemps! 

Sucre, première semaine

Tout se passe bien à Sucre, surnommée la ville blanche (jetez un oeil aux photos, vous verrez pourquoi). En plus d’être inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, elle se partage le titre de capitale du pays avec La Paz. Sucre est la capitale constitutionnelle et La Paz, la capitale administrative et économique. On vient de terminer notre première semaine de cours et de visites. On ne chôme pas, puisqu’en plus de nos quatre heures de cours le matin, il faut encore en rajouter au min. deux pour les devoirs dans l’après-midi… quand ce n’est pas plus! Ça dépend un peu des professeurs. C’est vraiment chouette d’être en cours privés car on fait une sacrée avance. Il n’y avait pas de place pour nous dans une famille pour ces premiers jours, du coup, on a dormi dans un hôtel près de l’école. C’était comme dans une maison, avec seulement quatre chambres, une grande salle à manger, une belle cuisine… et un jardin pour les répétitions! 

Et vendredi à midi, on a déménagé pour aller dormir dans la même famille que Greg et Marie. C’est très chouette, il y a beaucoup de va-et-vient et ça nous permet de pratiquer l’espagnol et de connaître la culture et les traditions boliviennes. On est actuellement avec deux autres étudiants de l’école, en plus de nous quatre, un canadien et une anglaise. C’est chouette car tout le monde fait l’effort de parler en espagnol.

En plus de nos devoirs, on occupe nos après-midi en faisant quelques visites, en allant au cinema (en espagnol, évidemment!) et en parcourant les rues de la ville. On a mangé plusieurs fois au marché central le midi. Il est possible d’y déguster quelques spécialités locales ou boliviennes dans des petits bistrots tenus par des mamitas qui crient à pleine voix le nom de leur plat chaque fois que quelqu’un arrive. C’est très rigolo!

Le week-end, on a profité de faire un tour au grand marché Campesina, moins touristique que celui du centre, où tout se vend! On a aussi visité le « Castillo de la Glorieta »… très beau à l’extérieur mais pas intéressant pour un sou à l’intérieur. C’est vite vu, il n’y avait rien à y voir. Il semblerait que c’est parce que les gens volaient les meubles… le dimanche, on a participé à une course caritative dans les rues de la ville, pour soutenir une association s’occupant d’enfants avec des déficiences visuelles. 10km, c’est long… surtout à 2800m d’altitude, quand il fait chaud et avec très peu d’entrainement durant les 8 derniers mois… et quand les autres coureurs vous demandent d’où vous venez pendant la course! Mais l’ambiance était super et on a été remerciés plusieurs fois par des locaux pour notre participation. Ensuite, on a encore fait une balade dans le cimetière de la ville. C’est très animé le dimanche, car tout le monde va s’y promener en famille. Comme vous le verrez sur les photos, il y a des constructions assez particulières dans celui-ci.

Des grosses bises à vous tous!

Parc Toro Toro et Cochabamba

​Arrivée en début de matinée à Cochabamba, après une nuit de bus étonnamment reposante. Bon, faut dire qu’on avait des semis-lits (sièges pas intégralement couchables) de grande classe et bien moelleux. Pour rejoindre le parc Toro Toro, on pensait avoir recours à une agence qui organiserait également toute la visite et l’hébergement. Mais, le chauffeur de taxi dégoté en arrivant nous fait remarquer qu’il y a des transports directs pour le village de Toro Toro. Du coup, on prend un collectivo (mini-bus) qui nous y emmène en 4h par des routes en galets! Sur place, on se trouve un hôtel sympa pour pas grand-chose et on profite de l’après-midi pour aller acheter nos permis de treks et se renseigner sur les excursions guidées (interdiction de se balader seuls dans le parc…). On part ensuite au sommet d’une petite montagne qui surplombe le village. Magnifique point de vue sur ce dernier et la vallée située de l’autre côté. On avait un peu présumé de nos capacités pour la montée qui s’est avérée plus longue que prévu… du coup, la descente s’est faite rapidement pour ne pas être embêté par la nuit tombante. À notre retour, pas d’électricité dans le village. Ça nous a permis de boire une petite bière sur le toit-terrasse de l’hôtel, en contemplant les étoiles qui apparaissaient dans le ciel. Magique! Un p’tit souper à la lumière des bougies dans le bistrot situé à l’angle de la rue pour terminer la soirée.

Le lendemain, on retrouve notre guide Timoteo à 7h30 à l’office des guides. Deux filles nous rejoignent (une anglaise et une sud-africaine) pour notre excursion du matin à la Ciudad de Itas (ce qui correspond plus ou moins à la « ville des puces », en raison des nombreuses bestioles dans les alentours). Un trajet en jeep sur un chemin de terre nous emmène jusqu’au début de la balade de 2h30. On y voit de grandes arches naturelles creusées par l’eau il y a des milliers d’années, lorsque la plaine aux alentours était recouverte par les eaux. Ça donnait une belle ambiance et les paysages étaient très beaux. Retour par le même chemin en 4×4 jusqu’au village. On dîne sur place, à la place du village, où des dames vendent à manger dans de petits chariots ambulants. Pour le programme de l’après-midi, on repart cette fois-ci uniquement les 4, avec notre guide, directement à pied. Il s’en suit une marche de 4h environ jusqu’à un impressionnant canyon de 170m de haut. En route, nous avons vu des traces de dinosaures et des ponts de pierre naturels. On pensait tout à coup se baigner au fond du canyon, mais la température de l’eau aura fait reculer même les plus courageux! Le programme du soir ressemble fort à celui du jour précédent… à ceci près que l’apéro est pris sur le balcon!

La visite du Toro Toro étant terminée, on reprend un bus à 6h00 du matin pour retourner à Cochabamba le lendemain. Long trajet, avec plusieurs arrêts pour déposer et reprendre du monde, déjeuner en route et avec une crevaison… Un peu plus économique que le collectivo de l’aller, par contre, nettement moins rapide. Une fois à Cochabamba, on réserve nos places dans un bus de nuit pour la soirée qui nous emmènera à Sucre. Les bagages sont laissées au terminal du bus et on part à pied se promener dans les rues. Quelques coins sympas, mais on n’est pas plus emballés que cela par l’atmosphère de la ville. En fin d’après-midi, on grignote quelques spécialités locales, comme le api (jus de maïs) et le piqué maquo (sorte de salade chaude, avec des oeufs, de la viande/saucisse et des frites), avant de reprendre le bus de nuit. Il s’en suit une nuit peu reposante sur une route très escarpée, avec beaucoup de virages… comme c’était la pleine lune, on arrivait bien à voir tout cela. On est finalement arrivés Sucre à 4h00 du matin, et c’est seulement vers 6h30 qu’on quitte le terminal des bus (peu recommandable en général de sortir de ceux-ci tôt le matin de nuit).

Pour la suite des événements, il risque d’y avoir un peu moins de choses à vous raconter pendant quelques temps. On va rester pendant trois semaines à Sucre puisqu’on a décidé d’y suivre une école de langue pour y perfectionner notre espagnol. 4h de cours le matin, avec un prof privé, du lundi au vendredi. On occupera nos après-midi dans les alentours et on profitera des week-ends pour aller faire des vadrouilles un peu plus éloignées. 

Du coup, « hasta luego los amigos y la familia! » (= à bientôt les amis et la famille!) 😉

La Paz 

​Notre vol depuis Buenos Aires nous a emmené jusqu’à la ville bolivienne de Santa Cruz de la Sierra, où l’on est arrivés à 00h30. Aucun problème pour le passage de l’immigration et la récupération des bagages. On devra juste faire prolonger notre visa, celui délivré étant de 30j., puisque l’on a décidé de faire une école d’espagnol à Sucre pendant trois semaines. Une petite nuit passée ensuite dans les couloirs et sur les bancs métalliques peu confortables de l’aéroport, avant de reprendre un vol en début de matinée pour rejoindre la ville de La Paz. On atterrit à El Alto, en banlieue, à env. 4000m d’altitude. Le souffle est difficile et on ressent le poids de nos sacs à dos. Un collective (mini-bus), nous emmène pour trois fois rien au centre-ville où l’on trouve un hôtel sympa. Une sieste réparatrice jusqu’en milieu d’après-midi, où l’on se décide à se lever pour un tour dans les ruelles du marché adjacent, où lon profite déjà de goûter quelques spécialités locales : riz au lait, salteñas (sorte de beignets fourrés au poulet, viande, fromage), etc. Une nuit reposante s’en suit!

Cette première journée entière en Bolivie débute par un bon déjeuner dans un petit bistrot avant d’emmener toute notre lessive dans une lavanderia. Suivra un tour en ville, qui nous mènera de la Plaza San Francisco, à un joli point de vue, en passant par la rue appelée le Prado, l’avenue principale de la ville. Rapide montée au joli point de vue, qui nous vaut un essoufflement rapide (même si l’on est descendu en altitude depuis l’aéroport, on est tout de même à près de 3700m). Petite glace en redescendant avant de rejoindre l’hôtel… où l’on attend deux personnes en vadrouille également depuis un moment et avec qui l’on va visiter la Bolivie : Greg et Marie, deux amis du Vallon pour ceux qui ne les connaîtraient pas (du coup, à partir de maintenant, le « on » sera pour quatre. .. en principe!). On en a des choses à se raconter après plus de 8 mois s’en s’être vus! On a fêté ça autour d’une bonne fondue suisse, accompagnée de vin blanc, dans un restaurant tenu par un fribourgeois et qui se targue de proposer la fondue la plus haute du monde!

La journée suivante ressemble fort à celle du jour d’avant. Tour en ville, le long du Prado, point de vue, dîner dans un boui-boui, tour au marché… mais cette fois-ci à quatre et en parlant, au minimum, le 90% du temps! Le soir, on s’offre quelques bières dans un bar bolivien où l’on goûte à l’une des bières du pays, celle de Potosi. Réveil le lendemain matin sous un beau ciel bleu. Il fait assez bon la journée, pour autant qu’il y ait un peu de soleil, mais dès qu’il se couche, ça caille! On commence par un tour à la gare routière afin d’aller se renseigner sur les prix des billets et les heures de départ pour les bus rejoignant notre prochaine destination; c’est parfait, ça tombe pile-poil comme on le souhaitait. Pour la suite de notre programme, l’idée était de rejoindre en téléphérique la ville de El Alto, où se tient un immense marché aux puces. La file d’attente sans fin nous fera finalement choisir un taxi à la place. Tour au marché, effectivement gigantesque, où les stands sont classés dans les rues par type de marchandise (vêtements, jouets, pièces automobiles, articles de cuisine,… on trouve de tout), avec quelques arrêts pour dîner. Il faut savoir satisfaire les préférences gustatives de tout le monde, y compris des non-mangeurs de viande! Pour la fin de l’après-mid, on se rend à un spectacle typiquement bolivien, la Lucha de cholitas. Il s’agit de combats de catch, où s’activent, en plus des sportifs traditionnels, des cholitas = des femmes en costume traditionnel (grande jupe recouvrant de nombreux jupons, chemise, gilet, châle, deux longues nattes regroupée par des pompons et un chapeau melon!). C’était très sympa et bon enfant, et parfois même assez impressionnant. Retour à la Paz cette fois-ci avec le téléphérique et souper en ville. Pas d’excès, car demain, on se lève tôt!

6h30, l’heure de déjeuner à la cuisine de l’hôtel, située sur le toit de celui-ci. Ensuite, tour dans les ruelles alentours, afin d’acheter le pique-nique du midi. Puis, on grimpe dans un collectivo afin de rejoindre le point de départ de notre marche. Au final, ça s’avère dans la pratique plus difficile que sur le papier. Un premier changement de mini-bus dans la ville même de La Paz, afin de traverser la banlieue de El Alto. C’est ici que ça se corse, car de nombreuses rues de la banlieue sont bloquées… à ce moment-là, on ne sait pas pourquoi… cela contraint notre chauffeur à faire de nombreux détours, à l’extérieur des habitations. Il finit par se perdre et par demander son chemin. Au final, un trajet long et cahoteux… on arrive au village de départ à 12h00! Finalement, on prend encore un taxi depuis là pour rejoindre la Laguna Milluni, située au pied de sommets de plus de 6000m. Le temps perdu le matin nous fera changer de programme et au lieu de rejoindre de petits lacs situés plus loin, on se contentera du tour du premier grand lac. Balade de 2h30 environ, parfois sous quelques averses de grêle, qui nous permettra quand même d’apprécier le paysage environnant et de voir de nombreux lamas… ainsi que des flamands roses! Le retour se passe plus ou moins la même chose qu’à l’aller… toujours des problèmes dans El Alto (on apprendra à notre retour à l’hôtel, qu’il y avait des manifestations car le gouvernement a refusé de bitumer certaines routes, dont la principale). Le collectivo hélé en bord de route, et qui devait nous emmener jusqu’à La Paz, nous demande de sortir à peine arrivés au centre de El Alto. Du coup, on reprend le téléphérique pour la descente. Cette fois-ci, on n’est pas mécontents d’être de retour en ville!!! Avant de souper, on va encore réserver notre excursion en vélo sur la « Route de la mort » et acheter les billets pour le match de foot entre la Bolivie et l’Équateur, qualificatif pour la Coupe du monde. Voilà qui constituera notre programme des prochains jours.

Une deuxième journée de balade dans les environs, cette fois-ci à la Valle de la Luna, avec un départ matinal, car il faudra être de retour pour le match qui a lieu à 16h00 heure locale (et pas 20h00 comme on l’avait cru au départ…). Elodie, malade, décide finalement de ne pas se joindre au groupe pour la marche. Après l’achat du pique-nique, Olivier accompagné de Greg et Marie, prend un collectivo pour la Valle de la Luna. Petite balade sur place, à travers les chemins aménagés dans un décor de pics de roche. Tout le monde se retrouve à l’hôtel en début d’après-midi et part en direction du stade (matinée de repos bénéfique pour Elodie, ça va mieux!). Beaucoup de monde dans le stade et surtout une belle ambiance. On a été bien occupé, autant à regarder les joueurs que l’animation dans les tribunes, où se succèdent les vendeurs ambulants. Malgré les cris des supporters boliviens entamés à pleine voix (Bobobo-lilili-viaviavia Viva Bolivia!) et les nôtres, le match s’est soldé sur une égalité, 2-2. Un p’tit souper sur le chemin du retour clos la journée!

Pour ce dernier jour à La Paz, on a prévu une activité physique : la descente en VTT de la Route de la mort. Après avoir quitté les chambres et laissé nos sacs à la réception (on reprend déjà nos habitudes), on retrouve notre guide et le chauffeur qui nous emmène au départ de la descente. On ne sera pas seuls puisque deux belges et un allemand nous accompagnent, ainsi qu’un autre mini-bus. Après avoir pris possession de notre équipement complet (vélo, casque, protections, gants, survêtement), la première partie de descente démarre sur une route asphaltée en très bon état, avec encore de la circulation. Tout se passe bien, les garçons se tirent la bourre… pendant que les filles profitent du paysage à l’arrière du peloton. On rembarque tout le monde et le matériel pour une courte montée avant d’entamer les choses sérieuse. Deuxième partie de la descente, cette fois-ci sur une route en chaille, bordée d’un côté par la falaise et de l’autre par le précipice. Impressionnant à certains endroits, mais tout s’est bien passé et le groupe est arrivé entier en bas… on déplorera seulement une chaîne cassée, plusieurs déraillages et un changement de vélo du côté suisse : beau palmarès! Au final, on aura roulé pendant env. 3h (sans compter les pauses) de descente. N’allez pas croire que ce n’était pas physique pour autant… nos mains et nos fesses ont encore des séquelles. Un buffet chaud avec salades, une trempette dans la piscine pour les mecs et une douche chaude pour tout le monde conclus le périple… avant la route de retour qui durera 3h. On reçoit chacun notre t-shirt de survivant avant de retourner rapidos à l’hôtel rechercher nos bagages et filer à la gare routière prendre le bus de nuit pour Cochabamba. À très bientôt pour la suite de nos aventures boliviennes!