Notre tour du monde, c’est…

1 rêve réalisé à 2

14 mois et 9 jours de voyage autour de la planète

2 sacs à dos, pesant en moyenne 18 kg chacun

16 pays dont le sol a été foulé

18 vols en avion pour rejoindre nos principales destinations

92 autres transports pour relier nos étapes entre elles et des milliers de kilomètres avalés

19 moyens de transports différents (tuktuk, mini-bus, bus, bus cama, pirogue, bateau à moteur, scooter, vélo, vélo électrique, télé-cabine, télésiège, à pied, taxi, van, camping-car, train, ferry, arrière d’un pick-up, avion) 

1 nouvelle langue apprise (l’espagnol)

3 semaines de séjour dans une famille bolivienne

2 amis retrouvés en cours de route pour visiter la Bolivie

4 carnets de route, rédigés quotidiennement

1 cahier d’envies… pour notre retour!

7 sports pratiqués (marche, course, vélo, kayak, alpinisme, plongée, volley)

94 articles sur le blog 

15’549 photographies répertoriées

8 objets perdus/volés (2 couteaux, 1 culotte, 1 pull, 1 baladeur, 1 chargeur, bananes, jus de fruits!)

1 application indispensable pour les voyageurs : maps.me!

2156 parties de Solitaire

21 conférences Skype avec la famille

4 envois de colis (dont une livraison spéciale depuis le Chili)

Une dizaine de rencontres incroyables

Des centaines de personnes rencontrées

Des milliers de sourires et de paroles échangées 

Des rires, des fous-rires, des pleurs, des colères, des moments d’abattement et de doutes, de grandes émotions, quelques engueulades

Des efforts, de la farniente, de la fatigue physique et morale

La découverte de lieux merveilleux aux quatre coins de la planète… et des idées plein la tête pour de nouvelles destinations d’aventure!

Mais c’est aussi bien plus que cela…

Durant cette année, on a appris bien plus que ce que l’on aurait pu espérer. D’abord sur les pays visités, les différentes cultures dans lesquelles on s’est immergées et on a parfait nos connaissances générales de géographie et d’histoire! On a aussi appris à mieux se connaître (individuellement et en couple)… ça n’a pas toujours été facile de voyager à deux, puisqu’il fallait toujours être d’accord pour tout ou presque, jusque dans les détails (où l’on dort, où l’on mange, avec quel transport on voyage, ce que l’on fait comme activité… et avec quel budget). On a aussi appris à découvrir et apprécier des cultures complètement différentes, voire à l’opposé de la nôtre. Nous qui n’avions pratiquement jamais quitté le sol européen, on a été frappé par les différences de modes de vie dans certains pays d’Asie et d’Amérique du Sud.

Ça a aussi été l’occasion de tester notre débrouillardise et notre résistance au stress dans les situations compliquées, ainsi qu’à savoir dire non… aux autres et également à nous-mêmes. Hé oui, parce que même en voyage, on ne peut pas tout faire, il faut savoir faire des choix. À part quelques fois où l’on s’est laissé emporter par nos émotions, on pense avoir plutôt bien géré l’ensemble!

Autre élément important, tout ce qui concerne les aspects luxueux de notre petite vie suisse. Le thème est vaste, mais on peut retenir notamment tout ce qui a trait aux infrastructures sanitaires et à l’hygiène en général que ce soit dans les logements/hôtels, dans les villes ou au bord des routes. On a également dû gérer la nourriture bien différente de chez nous et s’accommoder de ce que l’on trouvait. Ça a tantôt été de très belles découvertes (mmmm… les currys thaïs, les buffets birmans, les cafés laos, le Dhal bat népalais, les thés massala, les corderos chiliens, les tacos et autres spécialités mexicaines, et tant d’autres!), tantôt un peu plus difficiles… mais c’est surtout le manque de diversité culinaire qui nous a marqué et, parfois, le manque de vitamines. Quel bonheur à certains moments de mordre dans une simple pomme!

Il faut aussi savoir se satisfaire de peu de choses, puisque tout le matériel doit être transporté dans le sac à dos… pas question d’emporter avec soi quatre paires de baskets, six robes et trois vestes de rechange! Ça n’a pas été facile, surtout au départ, lorsqu’il a fallu faire des choix, et à la fin, lorsqu’on en avait vraiment ras-le-bol de ces habits portés depuis des mois! 

Le voyage a été rythmé par d’innombrables pensées pour nos amis et nos familles, lors des moments de fêtes (anniversaires, mariages, Abbaye (!), naissance,…) mais aussi lors de ceux qui se sont avérés plus difficiles. On aurait voulu être là à chacun de ces moments pour chacun de vous… mais on est certains que nos pensées bienveillantes ont traversés les océans.

On est vraiment conscients de la chance qui nous a été offerte de réaliser cette expérience unique, même s’il a fallu la saisir quand elle s’est présentée. Les circonstances étaient là, il faut « simplement » se lancer et réaliser le premier pas… après, tout se fait plus ou moins facilement, mais c’est comme cela aussi dans la vie de tous les jours! Une autre chance dont on a pris conscience encore plus intensément, c’est celle d’être nés et de vivre en Suisse. Ce petit pays coincé au centre de l’Europe, pas touché par les guerres, la corruption, une hygiène déplorable, une mafia humaine omniprésente. Ce petit pays qui bénéficie d’une économie forte (très forte!), d’un système d’éducation qui permet à tout le monde d’être scolarisé, d’un système politique certes très protocolaire, mais où chacun peut donner « librement » son opinion, le tout dans des paysages de cartes postales avec les Alpes d’un côté, la chaîne du Jura de l’autre et le Plateau au milieu. Oui, on est devenus un peu bisounours pendant ce voyage! 

On espère que vous avez eu du plaisir à découvrir ces endroits avec nous durant cette année et quelques mois, et avoir su partager avec enthousiasme nos aventures! Au plaisir de vous revoir toutes et tous durant ces prochaines semaines, on vous embrasse fort, Elodie & Olivier (Eloli)

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New York… dernière étape!

C’est bien tard qu’on rejoint la dernière étape de notre voyage : New York! Arrivée sur le tarmac à 23h30, le mini-bus réservé au préalable nous dépose à 2h30 à notre hôtel (le… YMCA!), après divers détours dans la ville pour déposer les autres passagers… On aura déjà un tout petit aperçu de la vie nocturne par ici! 

Les jours suivants sont consacrés à une visite de la ville et de ses alentours immédiats… un autre grand rêve pour Elodie et un retour pour Olivier qui avait déjà posé pied sur le sol new-yorkais durant sa jeunesse! On a eu droit à un peu tous les climats durant ces quelques jours… du beau, avec du soleil, pas beaucoup de chaud, quelques nuages, et un jour de pluie torrentielle ininterrompue. Nos balades se sont consacrées au sud de la peninsule de Manhattan, avec la visite des grands sites phares :

– Statue de la liberté, qu’on a admiré en empruntant le ferry pour Staten Island (en aller-retour), ainsi que les buildings du quartier des affaires

– Mémorial 9/11 en mémoire des personnes décédées durant la tragédie du 11 septembre. Deux énormes monuments aquatiques situés pile aux emplacements des anciennes tours jumelles, avec les noms inscrits sur des grandes plaques métalliques de toutes les victimes. Un endroit empreint d’une grande émotion!

– Wall Street, ses bâtiments de la finance et sa célèbre statue de taureau, se confrontant de façon éphémère à une petite fille (mais impossible à photographier vu l’affluence!)

– Chinatown… pour un vrai retour en arrière d’une année!

– Pont de Brooklyn, permettant de traverser la rivière et de rejoindre le quartier Brooklyn et sa zone industrielle reaffectée Dumbo. Très beau point de vue sur les immeubles du centre-ville depuis le bord de l’eau!

– Shopping dans le quartier de Soho et sur la 5ème Avenue… On le confesse, après une année, Elodie a fait quelques folies!

– Visite du MOMA, le célèbre musée d’art de la ville, où l’on a pu admirer les oeuvres originales d’artistes aussi connus que Picasso, Monet, Dali, Warhol, etc. On a beaucoup apprécié la visite… d’autant qu’on l’a faite le jour de pluie (petit tips : entrée non-payante les vendredis dès 16h!)

– Cathédrale Saint-Patrick et ses magnifiques vitraux

– Times Square, où on a l’impression qu’il fait grand jour même en pleine nuit à cause de tous ces panneaux publicitaires lumineux sur toutes les façades des immeubles.

– Central Park le dimanche… un des premiers jours de beau et chaud dans la ville, du coup toutes les familles y étaient de sortie!

– Musée Guggenheim, vue extérieure du bâtiment seulement.

– High Line, une balade dans un parc aménagé sur une ancienne voie de métro aérienne de la ville, avec de très chouettes points de vue sur les bâtiments et rues de la ville.

– Grand Central, la gare principale de la ville, avec un énorme hall, dont le plafond est peint avec les constellations et où sont pendus de gigantesques lustres.

– Empire State Building… notre ultime expérience renversante du voyage (et un grand moment d’émotion, en réalisant que, oui, c’est la fin!) avec une montée jusqu’au 86ème étage du bâtiment pour une vue panoramique de la ville,  le dernier soir en ville.

– Cafés et thés chaï aux Starbucks de la ville, pour nous réchauffer ou remettre nos pieds d’aplomb en cours de journée…

– Métro le matin et le soir, pour quitter/rejoindre le quartier de Harlem où se trouvait notre hôtel… le YMCA (à force de l’écrire, on espère qu’elle vous restera dans la tête la fameuse chanson!).

Le dernier jour, retour à l’aéroport avec une navette qui est venue nous chercher à l’hôtel. En fin d’après-midi, on embarque pour un vol qui nous permet de traverser l’océan et de nous poser à Lisbonne pour quelques heures d’escale. Un café, un biscuit en guise de déjeuner et il est déjà temps de poser le pied dans notre dernier avion en direction de Genève et de la Suisse! Instants d’émotion au moment de revoir une partie de la famille venue nous accueillir l’aéroport à notre arrivée… pour boucler la boucle, on retournera jusqu’à Couvet en train, avec des retrouvailles au complet le soir même avec les deux familles réunies. Merci à tous pour votre accueil et vos gentilles attentions qui nous ont beaucoup touchés!

Baracoa et La Havane (retour)

Arrivée à Baracoa par le bord de mer, d’où surgissent d’énorme vagues qui s’écrasent sur la chaussée… ambiance! On l’a appris seulement pendant notre séjour sur place, mais cette partie de l’île a été durement touchée par un cyclone en octobre dernier, et il y en a encore de nombreuses traces : palmiers déracinés ou sans feuilles, toits arrachés, façades de maisons éventrées… une nouvelle fois un bien triste spectacle! C’est assailli par les bici-taxis qu’on parvient à sortir du terminal du bus pour se rendre à la casa appelée depuis Santiago. Il s’avère qu’elle est finalement complète (pour changer…), mais qu’on peut dormir chez des amis de l’autre côté de la route. Ça fera l’affaire aussi… comme la spécialité du cru c’est le chocolat, on ne se prive pas de s’offrir un chocolat chaud bien consistant lors de notre balade au centre. Il sera suivi d’une petite bière et d’un malta (le soda cubain, à base de malt), puis d’un souper dans un mini-restaurant au bord de l’eau.

Le jour d’après, on a de la chance pour notre journée dans le parc national Humbolt. Ça fait une semaine qu’il pleut tous les jours, mais ça s’est enfin arrêté, ce qui nous permettra de traverser avec le véhicule les différentes rivières. On part avec notre groupe, composé d’une allemande et d’un couple américain avec son vieux (très vieux) chien. Après plusieurs traversees et même une remontée de rivière avec la voiture, on nous dépose au départ de la marche. 7km, accompagnés par notre guide, ou l’on aura l’occasion de voir de nombreuses variétés d’arbres et d’oiseaux, dont le fameux tocororo, l’un des emblèmes de Cuba (il a les mêmes couleurs que le drapeau, rouge-bleu-blanc). En chemin, les inévitables stands de ravitaillement et souvenirs nous permettront de nous désaltérer d’une eau de noix de coco, et de la pulpe. On dîne au bord d’une petite rivière avec nos sandwichs, en admirant un colibri butiner de fleur en fleur! Fin de la balade, où cette fois-ci les passages de rivières se font à pied nu (ou en char à boeufs pour ceux qui ne voulaient pas se mouiller les pattes). A l’arrivée, un gâteau chocolat et un autre orange / gingembre pour se remettre d’aplomb après nos longues attentes du jour. Le vieux chien l’était tellement qu’il devait régulièrement être porté dans un sac à dos par ses maîtres, lesquels n’étaient pas vraiment « agiles »! Sur le chemin du retour, on s’arrête une heure à la plage pour un peu de baignade dans une mer bien agitée… et bronzer un moment sur la plage, entre les divers assauts des vendeurs ambulants. À notre retour, on va boire un verre de jus d’ananas frais dans une gargote, une merveille, puis on soupe dans la casa. Au menu!? Langouste et poisson au lait de coco, l’une des spécialités de Baracoa… que l’on ne peut que recommander, vu qu’on a adoré!

Le lendemain, c’est déjà le moment de retourner à La Havane… mais avant cela, nous attendent 18h00 de bus. Départ à 9h du matin, quelques arrêts à gauche à droite et une panne en fin d’après-midi, qui nous fera perdre deux heures sur l’horaire. Personnellement, ça nous arrange bien, parce que du coup on débarque à La Havane à 6h00 du matin (au lieu de 4h00 initialement prévu). C’était plus sympa d’être dans le bus que d’attendre le lever du jour dans le terminal sur une chaise en plastique. On ne peut pas dire qu’on a été au chaud pendant le trajet, puisque la climatisation enclenchée à fond les manettes ne devait pas être à plus de 12°. Vestes polaires et écharpes de rigueur! Faute d’avoir autre chose à faire, on part à pied jusqu’à la casa (si rappelez-vous, on avait réservé une nuit pour notre retour) que l’on rejoint vers 7h15, après divers flattages de chiot et chats sur notre passage. On peut déjeuner sur place, mais les chambres ne sont pas encore disponibles. Donc, après une rapide toilette, on s’en va errer dans les rues du centre-ville, passant de terrasse en terrasse et s’échouant de place en place. 

La fatigue est là car malgré notre grand entraînement des derniers mois, on n’aura jamais réussi à bien dormir dans les bus. Début d’après-midi, on retourne prendre possession de la chambre et s’octroyer une petite sieste! On passera notre dernière soirée cubaine dans un bon restaurant et à se balader dans les rues au son de la musique locale!
Jour d’adieu à Cuba, après un dernier buffet gargantuesque… On s’en est mis plein la panse! Un taxi vient nous chercher pour aller jusqu’à l’aéroport. On est contents, puisqu’il s’agit en l’occurence d’une vieille américaine, cette fois-ci en bon état. C’est à partir de là qu’on a eu quelques ennuis. Absorbés par d’autres choses et sans connexion Internet à Cuba, on a complètement zappé qu’il fallait un visa pour les Etats-Unis, notre dernière escale (bon, encore maintenant on a un doute…). Au guichet d’enregistrement, on nous demande de patienter sur le superviseur, le seul à savoir ce qu’il faut faire… On vous passe tout l’intermède, les allers-retours jusqu’au bureau de la compagnie, au centre d’informations, à l’administration de l’aéroport… mais au bout d’un moment, on perd patience à attendre cet homme-invisible (qui ne viendra jamais) et on se renseigne ailleurs : tout bêtement, on peut compléter le formulaire sur Internet! On trouve refuge dans le bureau d’une autre compagnie aérienne que la nôtre, bien plus sympa, mais c’est trop tard pour notre vol à destination de New York (OUI!!!!!!!). On nous replace sur un autre vol avec escale à Atlanta. Tout rentre finalement dans l’ordre, après quelques estomacs noués et des sueurs froides…

En dehors de tout cela, on garde un sentiment un peu mitigé par rapport à notre visite en terres cubaines. On a trouvé les gens peu sympathiques, en tout cas pour ceux que nous avons côtoyé, par choix ou par obligation. On n’a fréquenté finalement que des personnes du tourisme (ou presque), mais on ne repart pas du pays enthousiasmés par nos contacts humains et on a trouvé cela vraiment dommage. Nous avons trouvé également le pays assez cher pour les voyageurs que nous sommes. En effet, dès que la prestation touche de près ou de loin au tourisme, les prix sont multipliés par 20 ou parfois même plus. Difficile donc de ne pas se sentir « pigeonné » tout au long de la journée… Par contre, on a adoré cette ambiance figée dans le temps tellement particulière au pays, avec ses vieux véhicules et ses magnifiques immeubles coloniaux de toutes les couleurs. On a aimé le charme des bourgades un poil moins touristiques, les jolies rues pavées de Trinidad et les églises de Camaguëy. Les paysages étaient également superbes dans la région de Viñales et de Baracoa! 

Camaguëy et Santiago de Cuba

En début de journée, on quitte la casa de Sara pour se rendre au terminal des bus. Quelques heures de trajet depuis Trinidad nous emmènent jusqu’à la ville de Camaguëy, surnommée la ville des églises (elle en compte 9). En arrivant, on se rend dans la casa réservée le jour d’avant… comme il n’y a plus de place, on ira finalement dormir chez le fils! Petite balade au centre pour terminer la journée, avec un verre dans un bar et un souper dans une pizzeria! 

On visite un peu mieux le jour d’après en partant à la découverte des différentes églises, en passant de ruelles en ruelles et de places en places. L’ambiance est très sympa et bon enfant, moins de touristes aussi et on a l’impression que les gens sont du coup un peu plus ouvert. On a discuté un bon moment avec un jeune étudiant dans le tourisme sur une place. Il a absolument voulu qu’on lui traduise la phrase que lui avait dite une touriste allemande : « Du bist schön! »… son sourire en disait long ;o) On a grignoté un p’tit truc à midi sur une placette du centre, puis retour à la casa pour reprendre possession de nos affaires. C’est à pied qu’on se rend à nouveau au terminal des bus… ce dernier arrive finalement avec 1h30 de retard sur l’horaire et c’est à 17h00 qu’on lève enfin les voiles. En arrivant à Santiago de Cuba, on était bien contents d’avoir réservé une nouvelle fois en avance. Nos hôtes ont pensé qu’on avait décidé de ne pas loger chez eux… c’est sur que quand on sonne à 23h00, il y a de quoi se poser des questions!

Nuit bien reposante, l’endroit où l’on dort est très calme et, comme toujours, un copieux petit-déjeuner. On soupçonne qu’il y ait un « déjeuner-type » à respecter pour les personnes ayant le papier pour gérer une casa particular… c’est toujours la même chose : café, lait chaud, jus de fruits frais, pain, beurre, confiture et oeufs, au minimum (quelques ajouts suivant les endroits). Du coup, ça nous permet de faire un petit dîner pour tenir jusqu’au soir! Une lessive s’impose… On n’en a pas tellement parlé, généralement on lave tout à la main, avec un lavage en laverie de temps en temps. Et ça a toujours plutôt bien fonctionné, seulement 2 pertes à signaler! Après cela, on part à l’assaut du centre-ville, jusqu’à la Plaza Céspedes, le coeur de la ville, surplombée d’un côté par la Cathédrale, d’un autre par le Museo Diego Velasquez (qui n’est autre que son ancienne demeure et la maison coloniale la plus ancienne de Cuba) et encore par le bâtiment depuis lequel Fidel Castro annonça officiellement la victoire de la révolution le 1er janvier 1959. Balade le long de la rue piétonne Enramadas où l’on assiste à des parties disputées de dominos! On termine par une visite peu nécessaire au musée du rhum (les musées ici… bof!), avant d’aller dans un magasin de la célèbre marque Havana Club. Bien qu’elle soit commercialisée partout dans le monde, c’est aussi la marque phare du pays. On y dégustera des mojitos, concoctés par un jeune barman, troisième d’un concours de préparation de mojitos au niveau national… et qui n’aura pas besoin de se faire prier pour nous raconter pleins de choses sur le rhum. On profite également de faire quelques emplettes pour des souvenirs, avant de souper dans un sympathique restaurant. À noter qu’on avait au préalable renoncer aux services de deux « jineteros » (les rabatteurs locaux, alors que les « jineteras » – filles – sont des cavalières ou escort-girl pour parler franchement) qui nous proposaient des restaurants à touristes où, après avoir vu la carte, on peut confirmer que c’est 5 à 10 fois plus cher qu’ailleurs!
Ça commence de la même façon pour ce deuxième jour, on repart se balader en ville avec comme objectif une visite du Museo del Cuartel Moncada. C’est un lieu historiquement important pour Cuba, puisque c’est ici qu’a eu lieu le premier mouvement insurrectionnel qui allait mettre en marche la révolution cubaine… même si cet épisode s’est terminé tragiquement puisqu’il y a eu plus de 60 morts du côté des rebelles. Les impacts de balles témoignent de la violence des combats. L’endroit est aujourd’hui une école, en plus du musée. Au retour, on s’arrête dans une glacerie locale où on sert les boules de glace avec une tranche de cake pour… 5 centimes! Quand on vous dit qu’il y a une économie à deux vitesses… En passant par les quartiers populaires, on rejoint le cimetière Santa Ifigenia, où repose notamment le corps de Fidel Castro et de nombre d’autres membres de la révolution (la tombe de Ernesto « Che » Guevara est quand à elle située dans la ville de Santa Clara – non-visitée). Retour en ville, harcelés amicalement pour une fois par les bici-taxis qui nous voient marcher. Un cocktail en terrasse, on profite du bon temps, puis retour à la casa pour vous peaufiner nos reportages, dans l’attente du souper.

Trinidad

Le premier aperçu de la ville nous laisse émerveillés… des ruelles joliment pavées, des maisons coloniales de toutes les couleurs, de la musique à gauche à droite. On part tout de même en quête d’une casa avant de s’égarer dans nos découvertes : chou blanc dans la première, on trouve notre bonheur à la seconde, même si on devra passer la nuit no 1 chez une amie. On profite de la belle lumière de fin de journée pour se balader un moment au gré de nos envies, avant de souper dans un boui-boui pour pas grand-chose, mais c’était vraiment moyen. C’est assez difficile de trouver des endroits où manger pour que ce soit bon, pas blindé de monde et, surtout, à un prix décent.

Après le transfert de nos bagages à la « bonne » casa et après un déjeuner de luxe, avec pancakes, pain, fromage, jambon, fruits, oeufs, etc., on part réserver nos prochains billets de bus. Tout est plein pour les deux prochaines journées au départ de Trinidad… sauf pour la destination que nous avons élue! Cet épisode chanceux fait place à une visite des bureaux de la police pour le dépôt de notre plainte pour le vol, aucun arrangement n’ayant pu être trouvé avec les propriétaires et les personnes travaillant dans la maison (et on vous assure qu’on a utilisé tous les arguments « menaçants » en notre possession)… On est bien conscients qu’il y a très peu de chance que l’on récupère quoi que ce soit, mais on ne peut pas laisser passer ça! Un policier zélé, un rapport complet en espagnol et 2h plus tard (oui!!), nous voici ressortis pour un tour en ville. Hormis le centre, qui possède un grand charme, on s’est baladés dans les quartiers un peu plus à l’extérieur où c’est aussi très intéressant. Une grimpette suivra jusqu’au mirador surplombant la ville, puis on se ré-hydrate à coup de cocktails, sur une terrasse au son de la musique cubaine! Si c’est pas la classe… Souper à la casa, soupe de haricots/beans, riz/poisson/salade et flan en dessert : c’était délicieux et copieux. Une petite virée nocturne en ville pour terminer cette journée, avec piña colada de rigueur. 

On s’éloigne de la ville pour ce second jour et on part en excursion pour la Valle de los Ingenios, historiquement connue pour être l’un des berceaux originels de la canne à sucre cubaine, qui sert à la préparation du rhum. C’est notre hôte du premier jour qui sera notre chauffeur/guide, il possède un taxi et propose des visites pour leurs clients. Un couple de français rencontré quelques minutes plus tôt sur une placette se joint à nous pour la matinée. Départ jusqu’à un mirador depuis lequel on jouit d’une vue sur toute la vallée, puis on s’arrête à l’ancienne exploitation sucrière de San Isidoro dont il ne reste que des ruines. Une visite guidée nous renseigne sur la vie des esclaves et le fonctionnement du lieu, de même que sur le processus de fabrication du sucre de canne. Notre chauffeur nous mène ensuite jusqu’à la Torre de Iznaga, qu’on décide de gravir et depuis laquelle on a une belle vue sur le village, avant de terminer par une visite d’un atelier de terres cuites. Un tour sympathique, d’autant que notre chauffeur connaissait vraiment bien l’histoire de la région et nous a raconté pleins d’anecdotes, ce qui n’est pas le cas des autres taxis qui se contentent d’attendre dans les parkings. On dépose au retour nos acolytes en ville, puis on continue jusqu’à la Playa Ancón, où on passera notre après-midi entre la mer, le soleil et l’ombre. Retour avec notre chauffeur attitré jusqu’en ville où, après une douche bienvenue, on va manger dans un restaurant… avec une attente interminable. Dernier déjeuner, avec lait chaud au chocolat Nesquik (!!!), puis on se rend à pied au terminal de bus. Quelques stops en route, un arrêt pour le dîner et en 5h, montre en main, on débarque à Camaguëy.

Trinidad est pour le moment notre coup de coeur pour ce pays, avec ses ruelles labyrinthiques en pavés, ses placettes ombragées, ses petites maisons colorées omniprésentes et son atmosphère agréable et reposante. Bien que ce soit une destination ultra-touristique, ça vaut la peine d’y faire un petit ou un grand tour!

Viñales et Cienfuegos

Arrivée en début d’après-midi dans la casa réservée depuis La Havane. On pensait dormir chez une famille, mais en fait c’est cette fois-ci une annexe à la maison principale. Par contre, il faut reconnaître que les chambres sont de très bonne qualité, avec une salle de bains privée. On savait déjà ce que l’on avait envie de voir par ici, mais on a quand même senti une « légère » pression de la propriétaire pour réaliser nos excursions. On peut soit en faire avec des agences (détenuespar l’Etat), soit passer directement par les particuliers. Cette deuxième solution est généralement un peu moins chère, avec moins de monde (qu’on rencontre quand même sur les sites…), mais un peu controversée car il peut s’agir d’un guide/chauffeur/etc. non-officialisé par l’état. On s’embarque quand même pour réserver une visite l’après-midi et un transport pour le lendemain.

Pas besoin d’attendre beaucoup pour que notre guide arrive, chapeau de paille, sac à mains, petites espadrilles. On s’en va tous les trois à pied pour un tour dans les environs pour visiter (partiellement) la vallée de Viñales, reconnue pour ses paysages, ses plantations de tabac et ses arbres fruitiers. On débute par la visite d’un atelier artisanal de fabrication de puros (= l’appellation locale des cigares). Processus de séchage, de parfumage, puis de roulage du cigare, avant la dégustation à proprement parler. On reculera à la dernière épreuve (l’achat) à cause du prix que l’on trouvait excessif… ça n’a pas plu! On continue à pied à travers les mogotes, ces massifs karstiques, typiques de la région. Peu d’industrialisation par ici, tout se fait encore à la main et on croisera pas mal de monde avec des charrettes tirées par des boeufs, dans les champs notamment. Deuxième arrêt, cette fois-ci dans une plantation de café, rapides explications, puis vient à nouveau l’heure de réaliser un achat. Vu qu’on n’a pas pu goûter le café, on se rabat sur une bouteille de rhum artisanal lui aussi, que l’on pourra déguster au prealable… Encore un peu de marche jusqu’à un petit mirador avec une jolie vue sur la vallée, avant de faire l’impasse sur la visite d’une grotte où l’on devait prendre un autre guide, avec son propre tarif. On retourne finalement au village, nos poches allégées, mais avec le sentiment un peu amer d’avoir été des vaches à lait pendant ces quelques heures. Souper dans une pizzeria locale… ça nous faisait tellement envie qu’on a fini par craquer : pizza d’un côté, pâtes de l’autre, d’autant que la cuisine locale n’est pas très variée : vive le combo’ poulet/riz/patates que l’on retrouve!

Déjeuner en terrasse et il fait frais… c’est bête parce aujourd’hui c’est journée à la plage au Cayo Jutías! Bon, espérons que ça s’améliore d’ici à ce qu’on y arrive. Le taxi partagé vient nous chercher devant la porte… On devrait plutôt l’appeler « taxo », mélange de taxi et tacot, puisque la bête affiche une année de naissance de 1942, les sièges qui vont avec et les trous de rouille dans la carrosserie aussi. Mais à 8 plus le chauffeur, on a de la place! 1h30 de route avec tellement de nids de poules qu’on aurait pu y faire un élevage. Vent, nuages et un peu frais à l’arrivée… du coup, on s’offre un petit sandwich pour patienter. Un coin abrité du vent et le soleil finit par pointer son nez. Malgré tout ça, pas de baignade prolongée car l’eau était bien fraîche, mais on a pu parfaire notre bronzage pour le retour! Retour identique que l’aller… et puisqu’on avait envie d’inverser nos plats, retour au même bistrot que le jour d’avant. Le lendemain, départ en taxi partagé pour nous rendre jusqu’à Cienfuegos. 

Sentiment un peu mitigé sur cette destination qu’on se réjouissait de découvrir! Les paysages sont magnifiques et les campagnes alentours aussi. On a beaucoup aimé le village en lui-même et ses maisonnettes colorées entourées de végétation. On regrette par contre de ne pas être allés nous balader par nous-mêmes plutôt qu’avec une « guide » qui n’a pas apporté grand-chose à l’expérience… par contre, il est difficile (voire impossible) dans ce cas d’accéder aux ateliers artisanaux, mais c’est peut-être un peu plus authentique?!
​Au départ de Viñales, trajet en taxi partagé avec un couple allemand. Changement de véhicule et de chauffeur à La Havane, qui nous emmène jusqu’à notre destination finale : Cienfuegos. À partir de maintenant, on prévoit des trajets en bus, donc à notre arrivée, on demande qu’il nous dépose directement au terminal pour que l’on achète nos billets. En haute saison touristique, pas beaucoup de bus, pleins de touristes et de locaux… c’est un peu le chaos par ici, mais on arrive finalement à reserver nos places. Autre subtilité, on doit réserver les places en avance, mais retourner au guichet le jour du départ pour confirmer la réservation. Voilà pour la p’tite histoire! 

Départ pour le centre à pied car il est situé à quelques centaines de mètres. On n’a rien réservé ici et, du coup, on sonne à une maison avec un signe « casa particular ». C’est bon pour cette nuit! Honnêtement, il y en a tellement partout des casas, que même s’ils n’arrivent pas à loger les gens sur place, ils trouvent toujours une place chez les enfants, des amis ou des cousins. Au moment de partir se balader, mauvaise surprise, on se rend compte qu’il nous manque une grande partie de l’argent retiré au bancomat de Viñales, et qu’on n’a pas touché depuis. Soigneusement rangé dans une pochette, comme toujours depuis le début du voyage, il faut se rendre à l’évidence, il a disparu… et selon toute vraisemblance lors du nettoyage de la chambre à Viñales. On se redonnera des nouvelles les jours suivants avec les propriétaires à ce sujet… le cœur un peu lourd de s’être fait déplumé de la sorte, on part quand même se promener dans le centre-ville, très joli avec ses anciens bâtiments coloniaux (il y en a partout) notamment sur la place principale, où on déguste en route un batido de platano (une sorte de frappé à la banane, pas bouratif du tout!). Ce sera souper dans la casa pour la soirée… mais pas comme on l’imaginait (nous attablant à la table familiale pour discuter avec tout le monde) puisqu’on sera en tête-à-tête au salon!

Pour cette matinée, on repart se balader au centre-ville, en zieutant à nouveau les édifices. En empruntant le Prado, l’avenue principale de la ville, on se rend à pied par le bord de mer jusqu’à la Punta, une avancée dans la mer dans la baie de Cienfuegos. On verra en route le Palacio Azul, puis tout au bout un joli parc où l’on flâne un moment, en regardant des colibris, tout chou! Un pique-nique dans une gargote, puis on reprend nos sacs direction le terminal des bus. 1h30 plus tard, nous voilà à Trinidad, considérée comme la plus belle ville de Cuba! Hâte de vous faire découvrir tout ça…

La Havane 

C’est en mini-jupes et bas résille que l’on est accueilli au contrôle de sécurité de l’aéroport de La Havane. Le début accrocheur est voulu, on essaye de s’attirer un peu plus de public! ;o) Trêve de blabla, c’était quand même bien surprenant… une fois nos sacs sur le dos, le retrait de quelques billets, nous voilà partis pour le centre après d’âpres négociations. À nos amis voyageurs : on vous dira que le prix « officiel » est de 30… en discutant un peu, il est plutôt de 25. À Cuba, il y a les hôtels, gérés principalement par l’Etat, et les casas particulares qui étaient autrefois des chambres chez l’habitant. Depuis que les restrictions sont moins importantes pour ces dernières (2011), cela s’est largement démocratisé et il y en a partout. Vu qu’on ne savait pas à quoi s’attendre en arrivant, on avait réservé quelque chose en avance. C’était plein où on a envoyé le mail, mais ils nous ont dégoté quelque chose tout près (autre fait important, internet n’est pas du tout développé ici, et rares sont les personnes pouvant en disposer… et encore moins de façon permanente). Comme on est arrivés de nuit, quelqu’un nous a accompagné à l’autre casa : chambre double avec salle de bains privée, c’est parfait!

Première journée en terres cubaines, que l’on met à profit pour une visite du centre et du quartier de la vieille Havane. On ne s’imaginait pas en mettant les pieds ici à quel point ça serait touristique… On se demanderait presque où sont les locaux! Blague mise à part, y’a vraiment un nombre incroyable de touristes, et on n’en avait plus l’habitude. Balade en se perdant dans les ruelles à l’ombre d’immeubles coloniaux colorés, tantôt magnifiquement entretenus dans le centre, tantôt délabrés à quelques rues de là. On a marché vers les Plazas de Armas et Vieja, autour du Parque Central (d’où partent les voitures américaines pour emmener les touristes en visite de la ville), près du Capitolio, du Gran Teatro, de la Cathédrale et jusqu’à l’église San Francisco de Asis… en empruntant plusieurs fois la rue piétonne Obispo qui coupe le centre-ville en deux. Première vision assez saisissante de l’univers cubain : pas de publicités, sauf des slogans révolutionnaires « ciblés », de vieilles voitures américaines à tous les coins de rues et de la musique partout et tout le temps! On soupe dans un restaurant recommandé par notre logeur… qu’on ne recommande pas à notre tour, nos papilles gustatives « sel » ayant cessé de fonctionner après ce repas.

On met à profit cette deuxième journée pour continuer de visiter la capitale, après un déjeuner buffet à nouveau gargantuesque! Un tour au musée de la révolution qu’on avait hâte de visiter (énorme file le jour d’avant) et dont on ressortira assez déçus… Très peu d’explications, cher, beaucoup d’objets-« reliques » ayant appartenu à untel ou untel, un étage entier consacré à la vente de bibelots / souvenirs. Peut-être intéressant pour quelqu’un connaissant déjà bien la révolution cubaine, pour notre part c’était plus complet dans le guide de voyage. On part ensuite à pied sur le Malecón, l’avenue située en bord de mer, les parapluies sont de sortie. Remontée dans le quartier plus récent du Vedado jusqu’à la statue de John Lennon (une idole de Fidel Castro), escorté par un gardien privé qui vient lui déposer ses lunettes à chaque touriste – il se les est déjà fait voler quelques fois… et un p’tit rafraîchissement dans un boui-boui pour la route. 

Petite parenthèse économique (il en fallait bien une durant notre voyage!), on utilise ici deux monnaies, le peso cubain ou CUP (utilisé par les cubains, pour tous les petits achats) et le peso convertible ou CUC (l’argent utilisé par les touriste et les gens du tourisme). 25 CUP = 1 CUC = 1 CHF. On paye dans certains endroits touristiques des boissons 2 CUC et dans des quartiers plus populaires 2 CUP… oui, 25 fois plus (ou moins suivant comment on compare). À se demander comment le pays parvient à tourner avec une économie à deux vitesses. Mais rappelons tout de même qu’il est ouvert au tourisme « de masse » seulement depuis 2011… Et donc, qu’il n’y a pas encore beaucoup de recul par rapport à cela. Fin de la parenthèse pour le moment! Visite du cimetière de Colón, paraît-il aussi connu que celui du Père Lachaise à Paris, puis passage par la Place de la Révolution qui peut accueillir jusqu’à un million de personnes. Un cocktail sur une petite terrasse au son de la musique cubaine pour terminer en beauté!

Vu qu’on repart de la Havane à la fin de notre séjour, on profite de réserver une nuit pour le jour où l’on revient et de laisser une partie de notre matériel en dépôt. On espère ne pas avoir besoin de la tente, de notre gros sac de couchage… et encore moins des doudounes! En fin de matinée, départ en taxi compartido pour Viñales, qu’on partage avec un sympathique couple parisien en vacances. Dérogation à nos principes du bus… mais le terminal étant situé loin du centre, si on comptait les allers-retours en taxi pour l’achat des billets et s’y rendre le jour J,  finalement c’était meilleur marché de faire le trajet directement en taxi collectif. 

Mexico

Autant le dire tout de suite : ON A ADORÉ!!! Mexico, c’est la capitale du pays du même nom pour commencer, mais aussi une ville de près de 23 millions d’habitants! Autant dire qu’on ne savait pas trop à quoi s’attendre… on s’est arrêté à Mexico par curiosité, car tous les mexicains rencontrés pendant notre voyage étaient des gens très chouettes, qui n’ont pas manqué de nous vanter la beauté de leur pays. Et on n’a pas été déçus, loin de là!

Depuis Santiago au Chili, on a donc pris un vol pendant la nuit. Évidemment, comme il n’était pas bien cher, on a cumulé les escales : une première à Montevideo (Uruguay) et la deuxième à Lima (Pérou). On est finalement arrivés le jour d’après en milieu d’après-midi. Depuis l’aéroport, métro jusqu’au centre-ville où se trouve notre hôtel. Unique point noir de notre séjour : il y avait beaucoup de monde dans le métro, car c’était l’heure de pointe. On a du changer plusieurs fois de lignes et lors d’une bousculade pour rentrer dans un wagon, une main s’est retrouvée « par erreur » dans la poche d’Olivier. Heureusement, on avait eu la bonne idée de tout ranger dans les sacs avant. Mais du coup, Elodie n’a pas réussi à se faufiler à temps et à dû prendre le métro suivant… on s’était mis au clair sur le dernier arrêt au préalable! L’hôtel est situé en plein centre-ville, à équidistance des deux grandes places, le Zocalo et l’Alameda, et à un cuadra (= un pâté de maisons) de la zone piétonne. Après dépôt de nos sacs, on ressort pour une balade et goûter pour la première fois à la VRAIE cuisine mexicaine. Un délice!

Les jours suivants se ressemblent dans le rythme, mais pas forcément dans les activités! Pour notre première journée sur place, on a d’abord profité d’une nuit reposante (puisque celle dans les avions/aéroports n’était pas top) et d’un déjeuner dans la chambre. En fin de matinée, rendez-vous devant la cathédrale sur la Place Zocalo pour partir en visite guidée à travers les rues du centre historique. C’est très chouette en Amérique du sud, car il y a dans de nombreuses villes des tours guidés « gratuits », en fait on paye au pourboire. On les conseille vivement, peu importe le lieu! En tout cas pour nous, ça a toujours été super intéressant. Départ donc pour le centre historique… On y apprend que la ville aztèque initiale avait été construite sur un lac. Les colons espagnols, à leur arrivée, l’ont détruite et ont utilisés les pierres de celle-ci pour construire les bâtiments encore visibles à ce jour. Corollaire de tout cela : la ville s’enfonce annuellement de 3 cm! Et certains monuments n’ont rien à envier à la tour de Pise (ou au village de Travers!). On est passés près du Templo Mayor (uniques restes de l’ancienne cité) et son serpent à plumes, du quartier chinois, des arcades des écrivains, des Palacios Bellas Artes / Correo, de la Casa de l’os Azulejos avec ses innombrables faïences et devant le bâtiment duquel James Bond saute dans le film « Spectre ». Encore une anecdote pour ceux qui aurait vu le film… le début de celui-ci se déroule en pleine fête des morts avec un défilé gigantesque! Rien de tel à Mexico avant la sortie du film… mais les gens/touristes ont tellement apprécié cette mise en scène, que le gouvernement met désormais les petits plats dans les grands pour ressembler au plus près au film. Ou quand un James Bond parvient à changer les traditions. On soupe le soir dans un restaurant génial (et super bon!) qui va devenir notre stamm pour les prochaines soirées.

Le jour d’après, ça commence la même chose! On décide d’aller revoir un des lieux découverts le jour d’avant lors de la visite, la pâtisserie Ideal (non, il n’y a pas de fautes d’orthographe, c’est bien son nom!). Mal nous en a pris… hormis le fait qu’il y a des centaines de choses, c’est en plus délicieux. Que la gourmandise sucrée d’Elodie refasse surface, on s’en serait douté, mais que celle d’Olivier s’y mette aussi…. là ça devient carrément dangereux! Et pour cause, on passera finalement tous les jours acheter une petite pâtisserie différente… Départ ensuite pour une balade dans le très beau Parc Chapultepec, avec visite du château et ses multiples petits lacs. Poursuite à pied jusqu’à la statue dorée de l’Ange de l’Indépendance, puis on s’arrête pour grignoter une morce dans le quartier Zona Rosa (= zone rose). Il est appelé ainsi, au départ, pour la couleur de ses bâtiments et, maintenant, pour les commerces et activités qui s’y déroulent (sex-shop, cabaret et maisons en tous genres). Retour en passant par le marché de Medellin, puis par le quartier huppé de Condesa, avant de reprendre le métro jusqu’à la Plaza Garibaldi (elle aussi située tout près du centre). La ville étant quand même assez étendue, on a pas mal pris le métro pour visiter durant cette semaine sur place. Mais bon, à 25 cts le trajet… On soupe dans un restaurant proche de notre hôtel, pas touristique pour un sou pourtant… voilà notre stamm bis!

Cette nouvelle journée, ça change! Lever tôt et départ enauite en métro qu’on prend jusqu’à atteindre le terminal de bus. De là, trajet de 1h30 pour rejoindre le site des pyramides de Teotihuacan. Ouverture à 9h00, on y arrive à 9h30, c’est parfait! Durant tout le jour, on déambulera à travers ce site gigantesque, sans manquer au passage de visiter un musée et de grimper sur quelques pyramides. Parmi celles-ci, les trois plus importantes sont les temples del Sol (= du soleil), de la Luna (= de la lune), et de la Serpiente emplumada (= du serpent à plumes). Un endroit majestueux où l’on se sent tout petit. À une époque, vivaient ici près de 120’000 personnes… et aucun scientifique ne peut dire à ce jour pourquoi tout le monde a disparu si rapidement. Maladie, guerres intestines? Cela reste une inconnue. Retour bus et métro, puis on s’offre des boissons locales rafraîchissantes (jamaïca et horchata), avant le souper dans un de nos stamms.

Nouveau jour, qu’on commence par une balade plus approfondie du centre, notamment autour de la Plaza Zocalo avant de partir en mini-bus local pour la Basilique de Guadalupe. On y arrive à 12h00 à l’heure de la messe et il y a une foule de gens massés là, ainsi que de la musique et des représentations de danse. Du coup, on a été occupés un bon moment sur place! Vue rapide à l’intérieur, balade dans les jardins attenant, puis retour au centre en métro, où Olivier profite de se faire couper les cheveux dans une peluqueria locale. C’est bien difficile de se faire comprendre quand les modes de coupes de cheveux sont si différentes de chez nous! On termine la journée par un tour au marché artisanal de Ciudadela (vraiment sympa pour un marché de ce type, soit dit en passant… pour dire, même Olivier a trouvé chouette), où on craque pour quelques souvenirs. Course sous la pluie pour revenir à l’hôtel, et une fois secs, on ressort pour un souper… on croit que vous avez deviné où!

Après le traditionnel déjeuner en chambre, visite du quartier de Coyoacan. Ça débute par une file d’attente de 45min pour entrer dans la demeure de l’artiste Frida Kahlo. Sont entreposés dans cette belle demeure bleue, plusieurs de ses oeuvres, divers objets personnels et son histoire y est racontée. Elodie a beaucoup aimé… Olivier un peu moins! On vadrouille jusqu’au marché de Comida pour grignoter une morce et profiter d’un moment tranquille sur la place qui le borde. On revient près de l’hôtel où on visite quelques boutiques, avant de souper (…) et de partir se balader voir les bâtiments de nuit!

Dernière journée entière sur place… déjà! On s’en va jusqu’au Parc de Chapultepec où on déguste notre pâtisserie (dont vous connaissez la provenance), avant de s’engouffrer dans le musée d’anthropologie. Magnifique bâtiment de 22 salles (!!!) qui retrace l’évolution de l’homme et des ethnies au Mexique. 4h00 plus tard, on en ressort en s’offrant un licuados (un lait aux fruits) auprès d’un vendeur, avant de se diriger en métro vers le marché populaire de la Merced, tout comme ses alentours. On sera même appelé amicalement plusieurs fois par des locaux qui nous voyaient passer. Après notre traditionnel souper, on part de nuit pour voir le Zocalo et admirer plusieurs vieilles voitures qui paradent.

Après la préparation de nos sacs et un déjeuner de pâtisseries « Ideal », on s’accorde encore une balade dans le centre et au Zocalo où le rassemblement de véhicules anciens est toujours là. Cette fois-ci bien parqués sur toute la place. On reprend nos sacs, puis le métro jusqu’à l’aéroport, sans encombres. Attente interminable pour le check-in, où des gens ont enregistrés avant nous un nombre invraisemblable de sacs et colis divers. Au contrôle de sécurité, oubli de la gourde d’eau d’Elodie qui la finira d’un trait sous les yeux du contrôleur… assez amusé! Petit pique-nique pour patienter pour notre vol en salle d’embarquement. Ça va s’avérer un vol compliqué du début à la fin… Après 30min d’attente dans l’avion, le capitaine nous annonce que trois personnes s’étant enregistrées avec des bagages ne sont pas montées à bord et que, pour des raisons de sécurité, leurs bagages doivent être retrouvés avant de partir… une fois la chose faite, on peut enfin décoller pour un vol ponctué de turbulences et des cris des passagers alarmés. Suivis de leurs cris de joie, une fois les roues posées en terres… cubaines! Et oui, atterrissage à La Havane pour notre ultime pays, mais pas notre ultime étape.

Petit résumé de nos aventures mexicaines : on a adoré la nourriture (quesadillas, tacos, gorditas, sopes, pozones, burritos, enchilladas, etc.), les boissons (surtout le horchata et le café a la olla), les pâtisseries de notre fournisseur officiel Ideal (qu’on recommande sans hésitation à tout un chacun), la gentillesse des mexicains et leur accueil chaleureux face aux touristes que nous sommes et, bien sûr, l’ambiance de la ville et de ses différents quartiers, l’agitation des commerces dans les coins plus populaires. Pour sûr qu’on reviendra faire un tour dans ce pays qui, uniquement grâce à sa capitale, nous a conquis… mais ce sera pour un autre chapitre de notre Histoire (oui, avec un grand H!).

Santiago

Arrivée à l’hôtel à peine après minuit… pour s’y rendre, un bus depuis l’aéroport, puis un peu de marche jusqu’à la Plaza de Armas. Un des hôtels/auberges les moins chers de la capitale, avec vue (imprenable!) sur le coeur de la ville, qui dit mieux? On avoue que quand on est arrivés, une seule envie nous tenaillait : retrouver un vrai lit après nos deux mois sous tente!

On est restés trois jours entiers à se balader dans les rues de la ville. Pas la peine de résumer notre programme jour après jour, car il n’a que très peu varié. On a profité de notre temps sur place pour explorer les quartiers alentours, notamment le centre historique, et participer à une visite guidée des principaux lieux touristiques. On s’est aussi octroyé une petite ascension en plein centre-ville, sur le Cerro Santa Lucia et vu la chaleur, c’était pas une mince affaire… ce qui nous a aussi amené à visiter quelques musées au passage (d’anthropologie / d’art pré-colombien / des droits humains qui retrace notamment une partie de la dictature de Pinochet). Enfin, on a parcouru partiellement une exposition temporaire sur Picasso, avec un grand nombre de ses œuvres exposées. La foule amassée à l’entrée des deux salles a décidé qu’on n’en visiterait qu’une seule… fallait pas exagérer quand même. C’était vraiment une chouette expo’, qui nous a bien plu!

On a particulièrement aimé l’atmosphère cosmopolite de la ville et errer au gré de nos envies dans les différents quartiers, bien différents les uns des autres. En un traversement de route, on passe de la zone hyper-touristique à une partie très populaire, et en continuant encore un bout, il est possible de rejoindre le repaire des artistes locaux.

Sans oublier qu’on en a profité pour s’empiffrer encore une fois des spécialités locales chiliennes et tester, enfin, le fameux breuvage « Cola de mono » ( = queue de singe!). Qu’on rassure les amis des bêtes, aucun de ces pauvres animaux n’est impliqué dans cette mixture, à base de pisco (une sorte de grapa), café, lait et parfumé de diverses épices. Si on vous dit que ça tire à 30° environ, vous comprendrez que la bouteille nous aura tenu quelques jours… c’est sur cet intermède (hips!) alcoolisé, qu’on arrive donc au bout de nos péripéties chiliennes. Elles se terminent par un nouveau voyage jusqu’à l’aéroport (même chose qu’à l’aller, en bus), qui nous mènera en plusieurs escales jusqu’à… taaaadaaammm… MEXICO!

Parce que oui, le retour pour nous c’est dans un mois tout pile, au moment où on quittait le territoire chilien. Donc, autant vous le dire tout de suite, on avait comme une petite boule dans la gorge au moment d’embarquer dans notre avion, ceci d’autant plus qu’il s’agissait de notre dernier pays planifié. Avant le grand départ, on avait établi une liste de pays que l’on souhaitait absolument visiter… et le Chili était notre ultime étape. Comme le budget a bien été suivi, on s’offre donc quelques destinations « cadeaux » avant le retour.

On a beaucoup aimé ces derniers mois en terres chiliennes/argentines. Des paysages à couper le souffle, des activités plus que diversifiées, des lieux (et des ambiances) complètement différent(e)s les un(e)s des autres, une faune éclectique – forcément vu l’écart entre le Nord et le Sud – et des habitants d’une grande gentillesse (on le confie… peut-être un peu plus au Chili qu’en Argentine), plus particulièrement en Patagonie. On a rencontré des personnes géniales durant ces aventures, qu’on espère bien revoir à notre retour en Suisse! Parce que tout n’est pas rose, mais vous l’aurez compris si vous nous suivez régulièrement (ce dont on ne doute pas!), on a eu un peu l’impression d’être pris pour des machines à sous, en particulier dans les lieux hyper-touristiques… voilà pour notre dernier coup de gueule sur le sujet. Pour un tour du monde, ça nous aurait ficher les plottes de commencer ici et on se serait sûrement privés de certaines choses… comme on savait maintenant où on en était financièrement parlant, c’était plus facile! 

Comme on vous l’a dit Chili/Argentine, c’est terminé et l’Amérique du Sud aussi. Maintenant, on s’envole vers le beau et le chaud pour quelques temps… juste histoire de vous faire envie!